Les lumières de la ville brillent en contrebas, les étoiles percent l’obscurité au-dessus de votre tête si le ciel n’est pas couvert d’épais nuages la nuit tombée. En journée l’horizon lointain et blanc laisse un goût d’immensité. A cette hauteur le vent souffle néanmoins, ne vous laissez pas étourdir et prenez garde à ne pas faire de mauvaise chute ; elle vous serait assurément fatale.
Aussi belle que soit la vue, le froid en décourage plus d’un. Des soldats y patrouillent souvent, été comme hiver.
Haute tour imprenable et peu utilisée, la réputation de la capitale et du château les précédant. L’intérieur est d’une sobriété typiquement militaire ; les murs percés de ci de là de meurtrières, des étagères remplies de cartes plus ou moins récentes à en craquer, d’armes et de rapports de batailles. Une grande table sur laquelle trône enfin une carte et des pions de tailles et couleurs diverses pour signaler les unités en faction. Impossible de se leurrer sur sa seule et unique fonction : un retranchement de dernier recours.