Watashi wa yume desu.

Qu'importe le temps qui passe, et les cadavres qui s'amoncèlent, la recherche des éclats de la mystérieuse Kara-Xanthe continue...
 
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 Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]

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Ambroise Patvakan
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MessageSujet: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Ven 15 Jan - 18:29

Le printemps était certainement la plus belle des saisons avec l’été dans l’opinion de beaucoup de personne.

Et pourtant, pour Ambroise, elle était la plus laide. Il n’aimait pas toute ces fleurs si colorés qui lui agressait les yeux. Il n’aimait pas non plus la chaleur. De ce fait, il détestait aussi l’été. Deux atroces saisons qui dérangeaient atrocement la vue de ses yeux pâles. Atroce, atroce, atroce. C’était une ineptie de lui gâcher la vue ainsi. Pour autant, il n’aimera pas plus l’hiver. Non, parce que l’hiver, il fait nuit tout le temps. Et il déteste la nuit. On n’y voit rien dans le noir. Sa saison préférée est l’automne. Ses yeux aimaient la vue de l’automne. Tout était d’un beau orange et marron, comme la pierre d’Ambre. Et en plus, il ne faisait pas trop chaud et la nuit ne tombait pas trop tôt. Non, l’automne était parfait. Pourquoi ne durait-il pas plus longtemps ? Cela l’embêtait, il maudissait les autres saisons et la personne qui avait fait cela ainsi. N’était-ce pas stupide ? A quoi servaient tous ces changements ? Ce n’était pas harmonieux, il n’aimait pas cela. Si cela avait été lui, il n’aurait fait que l’automne, point. Il n’y avait pas plus à en discuter.

Malgré ce fait qu’il détestait le printemps, il ne pouvait décemment pas rester enfermer chez lui. Il ne pourrait pas survivre sans mettre le nez dehors. Ou alors, il devait être malade. Hors, il n’était jamais malade, jamais. C’était bien trop pénible et apportait trop de désagrément. Il devait toujours rester en bonne santé et éviter de prendre froid de ce fait. Il détestait toutes les maladies. Mais il n’avait pas eu de chance, il en avait une. Et pour bien faire, l’une des plus embêtantes à part être sourd, muet ou aveugle. Enfin, il était presque aveugle. Mais seulement dans le noir. Ambroise ne pouvait pas voir dans le noir, absolument rien. Même les étoiles qui brillent si forts, il ne pouvait pas les voir. Il distinguait à peine ce que les autres appelaient lune. Son monde était noir, il n’y avait rien d’autre à ajouter. Et même si avant, il disait s’en passer ouvertement, il n’en avait jamais pensé le même. Vivre dans un monde aussi noir était angoissant. Il avait toujours été angoissé. A présent, cela ne lui faisait absolument plus rien. Plus rien ne lui faisait rien. Il ne pouvait plus rien ressentir que de l’amertume. Sa tête était vidée de toute sorte d’émotions, tels qu’elles soient. Alors, qu’il fasse perpétuellement noir toute sa vie, il s’en serait totalement fichu. Certes, cela n’aurait pas été très pratique, mais au moins, il n’aurait jamais eu envie de savoir à quoi ressemblaient les étoiles. Il ne les avaient vues que douteusement dessinées par sa sœur ou dans des livres. Mais avec tout ce qu’on lui avait dit sur la beauté de la nuit, il avait toujours voulu savoir. A présent, il ne le voulait plus. Il ne voulait plus rien. Il préférait amplement rester dans le noir que de chercher une lueur qu’il ne verrait jamais. C’était tout à fait ridicule et en plus de tout, une énorme perte de temps. Hors, Ambroise n’avait pas le temps. Il n’avait plus une seule minute à accordé à des choses aussi futiles dont il pouvait se passer. Il n’en avait que faire.

Il détestait la nuit, il détestait les étoiles, il détestait ceux qui les aimaient, ces choses qu’il détestait.

Ambroise avait bien vite fait de faire le tri de ses alliés et ses ennemis. En réalité, il haïssait bien plus d’un tiers de la population de Lysandre… Il n’y en avait pour qui il devrait sans doute faire des exceptions ou il allait avoir pas mal de problème pas la suite. Déjà que actuellement, ce n’était pas la joie… Mais on pouvait dire que vu que toute la population de Sal’haë n’était plus réellement dans son état normal, il n’y en avait pas réellement, de gros problèmes. Et c’était aussi une perte de temps que d’y réfléchir. De toute manière, pour lui, à Sal’ahë, tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes. Pour tous ses habitants aussi, remarquez.

Ambroise passa une main en dessous de sa mèche blonde pour la remonter légèrement de ses yeux. Ce n’est pas parce qu’il venait de dire que cela ne lui ferait rien de rester dans le noir toute sa vie que cela devait être réel. Il ne pensait pas être encore assez fou pour cela. Ses yeux bleus ne faisaient pourtant pas grand-chose à part rester fixement rivé devant lui, tandis qu’il marchait assurément dans la ville. Il faisait bel et bien jour et le soleil était encore assez haut, quoi que descendant légèrement. Et pourtant, il n’y avait pas grand monde dans les rues. Ce qui aurait sautés aux yeux de n’importe quel être normal. Donc, pas à Ambroise, clairement. Qu’il aille aussi peu de monde semblait même lui aller à ravir. Il ne risquait pas de faire de mauvaises rencontres. Du moins, statistiquement, il y avait moins de risque. Après, le fait qu’il y aille aussi peu de monde dans une rue de la Capitale, il était certain que c’était un peu étrange. Mais sachant qu’il passait par des ruelles, ce semblait déjà plus normal. Tant que les boutiques étaient ouvertes, tout lui allait. Il parcourait la ville depuis quelques minutes déjà, à la recherche d’une chose bien précise. Il devait acheter un nouveau livre, une nouvelle occupation. Ou il allait littéralement finir par s’ennuyer royalement, faute de vouloir « s’amuser » avec sa sœur. Que la vie était ennuyeuse…

Il ne mit pas tant de temps que cela pour trouver la librairie qu’il voulait. Ses yeux pâles s’immobilisèrent finalement sur l’édifice tandis que son corps se tournait vers la droite. Il s’arrêta un instant et finit par rentrer dedans. Il n’avait rien à faire de plus dehors. Il ne mit pas longtemps, seulement 5 minutes peut-être, avant de trouver l’ouvrage qu’il désirait. Ce n’était pas un livre qui parlait de choses incompréhensibles et profondes, pour une fois, mais une littérature plus classique. Il avait un certain besoin d’air ces temps-ci. Bien qu’il ne sache pas complètement ce que ressentir un besoin était, il pouvait avoir un minimum de sensibilité. Il paya l’ouvrage et sortit rapidement. N’ayant plus rien à faire en ville, il se mit à marcher rapidement à travers une ruelle. Cependant, un petit bruit clinquant l’immobilisa d’un seul coup. Une pièce devait être tombée de sa poche. Il se baissa pour la ramasser, l’argent était très important, après tout. Ses yeux bleus balayaient le sol à la recherche de l’éclat doré. Il ne mit pas beaucoup de temps à retrouver cette pièce.
Seulement, au moment où il voulu se relever, quelqu’un buta sur lui. Très désagréable. Ce fut la première sensation qu’il eu après avoir reçu une sorte de coup de pied près du ventre. Ambroise était furieux. Et c’était compréhensible. N’était-il pas assez voyant ?! Il pensait pourtant que la couleur de ses cheveux ou de ses habits uniquement blancs et bleus étaient assez voyants. Il se redressa d’un coup sec et s’épousseta. Qui était aussi ingrat que cela ? La première question qui lui vint à l’esprit fut donc la phrase qu’il sortit.


« Qui êtes-vous ? »


Malgré le fait qu’il était « furieux », le jeune garçon avait toujours la même tonalité morose dans sa voix. Il prit à peine la peine de regarder la personne qui l’avait bousculé, ne voulant la regarder qu’en sachant qui elle était. Il s’adapterait mieux ainsi.

Mais il devait tout de même se dépêcher, avant que la nuit ne tombe… C’était la seule chose qui pouvait bien le déranger actuellement…


    [Na ~.]
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Allyriane Kaylee
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Lun 5 Avr - 22:04

[Je ne pense pas qu'Allyriane rampe en bavant, comme un escargot, mais elle a un côté mollusque alors...X'DDD

Non mais faut répondre à Amby, il est chou. Au moins en apparence.XDDD]

Se lever, se changer, mettre sa robe, ses chaussettes, se coiffer, mettre son bandeau, descendre, prendre son petit déjeuner, ranger les couverts, prendre son sac, mettre ses chaussures, ses gants, sortir de la maison. Ensuite, marcher, regarder à droite, à gauche, marcher, aller tout droit, droite, droite, gauche, devant, gauche. S'arrêter cinq minutes sur un banc, regarder les passants. Se lever, marcher, droite, gauche, gauche, devant. Rentrer chez elle, poser son sac, enlever ses chaussures, ses gants, manger, enlever les couverts, jouer aux échecs, une demi-heure. Se lever, prendre son sac, sortir. Droite, droite, gauche, devant, droite. S'arrêter devant le marchand de bijoux, deux minutes. Repartir, droite, gauche, droite, devant, gauche. Descendre la rue en courant, s'arrêter, s'adosser à un mur, dans la ruelle, manger un gâteau. Et Gauche, gauche, devant, droite, tout droit, attendre, droite, gauche, devant, gauche, gauche. Rentrer, poser son sac, enlever ses chaussures, ses gants, mettre les couverts, manger, débarrasser, monter, se changer, lire, dormir.

Voilà à peu de choses près, dans les grandes lignes, de quoi était composée la journée d'Allyriane, ce jour-ci. Rien de très intéressant, mais ça lui était strictement égal. Elle y était habituée, c'était comme ça. Elle ne savait plus exactement pourquoi elle devait faire ça, maintenant, mais elle savait qu'elle devait le faire. C'était tout. Pas besoin d'explications outre-mesure, elle n'avait de toute façon pas le temps de s'arrêter pour y réfléchir, auquel cas elle serait en retard pour faire le reste. Une minute d'arrêt, et elle devrait tout faire en accélérant d'au moins une ou deux secondes. Non, c'était trop. Allyriane n'aimait pas perdre son temps, et avait toujours été quelqu'un d'assez maniaque dans son genre, même avant. Elle regardait sans cesse autour d'elle pour voir si tout était en place, de peur de ne plus voir quelque chose qu'elle avait toujours vu, de soudain apercevoir quelque chose qui n'avait rien à faire là. Plus facile de faire la police chez elle, bien sûr, que dans la capitale en elle-même. Ça, c'était beaucoup trop compliqué, et elle n'avait pas le temps. Le changement l'effrayait autant que le renouveau, et la jeune fille préférait nettement rester enfermée dans ses vieilles habitudes plutôt que d'essayer quelque chose dont le résultat était inconnu. Savait-on jamais, ça pouvait mal tourner tout comme ça pouvait ne pas lui plaire, et ça aurait encore une fois été du temps perdu. Comme si elle n'avait pas déjà perdu assez de temps dans sa vie! On n'en avait jamais assez pour faire tout ce qu'on voulait faire, alors Allyriane l'économisait, en quelque sorte. Elle faisait tout dans des limites précises, délimitées à la seconde près, de façon à ne pas déborder sur les autres activités qu'elle pouvait bien pratiquer dans la journée. Pourtant ça ne lui permettait pas de sauver du temps pour pouvoir faire des choses qui lui plaisaient, curieusement. Elle continuait de faire les même choses, sans arrêt, sans se lasser. Parce qu'elle se fichait bien de faire autre chose, elle ne savait même plus ce qui pouvait bien l'amuser avant. La jeune fille savait seulement qu'elle faisait certaines choses plus que d'autres, avant. Mais de là à dire qu'elle les aimait, comment savoir? Elle avait bien conscience d'avoir perdu quelque chose, mais c'était tellement diffus et peu clair qu'il lui était impossible de mettre le doigt dessus. Ça s'enfuyait quand elle pensait l'attraper, et finalement elle ne ressentait que d'infimes bribes de sentiments ou de sensations, sans réussir à les comprendre ou à les reproduire par la suite.

Agaçant, mais pas assez. Tant qu'à faire, elle aurait préféré que ça l'énerve réellement, plutôt que ça la fasse vaguement froncer les sourcils, simplement par habitude.

La demoiselle laissa une dernière seconde son regard posé sur la vitrine transparente du bijoutier, et, prise d'une sensation pressante, elle poussa finalement la porte. Elle adorait les bijoux, elle avait toujours adoré les bijoux. Les colliers, plus particulièrement. Sa mère lui achetait souvent des perles, avant, pour qu'elle puisse en faire. Maintenant elle en faisait quand elle n'avait rien de particulier à faire, et les cassait ensuite pour pouvoir en refaire. Ses grands yeux bruns se posèrent finalement sur un très joli collier, très simple, tout argenté, incrusté de petites pierres bleues, avec simplement un cœur saphir au bout. Vraiment, très joli. Pas trop cher, ou tout du moins accessible pour quelqu'un qui, comme elle, était loin d'être dans le besoin-sans pour autant pouvoir se considérer bourgeoise. Ses yeux se posèrent sur une grande horloge, dans un coin de la boutique, et elle ouvrit grand se yeux. Oh. Elle allait être en retard. Elle regarda un instant le bijoux, puis décida de le garder. Elle le paya rapidement, et sortit encore plus vite : il allait falloir se dépêcher, maintenant. Et rien qu'à cette perspective, elle ne put s'empêcher de pousser un long soupir, faisant claquer ses souliers noir contre le sol dur. C'était agaçant, même si elle ne savait pas ce que ça voulait dire. La jeune Antarr détestait être en retard, elle détestait cela. Il fallait qu'elle avance plus vite pour ne pas devoir se coucher plus tard, se lever plus tard..., en bref, elle ne tenait pas à décaler toute sa semaine à cause de quelques secondes. Ça aurait été stupide, et ça lui aurait fait perdre du temps. Or ça, c'était inconcevable dans la conception des choses qu'avait Allyriane. Droite, gauche, droite, devant, gauche. Ensuite elle pourrait courir, peut-être un peu plus vite qu'à l'accoutumée, pour rattraper les quelques secondes qui lui manquaient. Et son gâteau, où était-il? Tout en marchant et en regardant de droite à gauche de temps à autre pour vérifier qu'elle était bien sur le bon chemin-bien qu'elle le connaissait par cœur, depuis le temps-elle ouvrit machinalement son sac, vérifia qu'il était bien là où il devait être, entre son porte monnaie et son livre-et reposa son attention sur le collier qu'elle venait d'acheter. Hm. Il était joli, oui. Ça allait bien avec cette tenue là, la bleue claire. Ça pourrait aussi aller avec la bleue foncé, qu'elle mettait quand il pleuvait. Se disant cela, elle ferma l'attache derrière son cou, le plaça parfaitement, et accéléra un peu plus le pas. Si elle était en retard, elle devrait le jeter : c'était sa faute, après tout. Et d'un autre côté ça aurait rendu inutile un de ses actes, et ça elle ne le voulait pas non plus. Restait donc le compromis d'arriver à l'heure, quitte à changer légèrement ses plans. Ce n'était pas si grave, tant que ça ne bouleversait pas le reste. Si ce n'étaient que de mineurs changements, ce n'était pas grave. Là, à gauche dans la ruelle.

Allyriane se mit donc à trottiner, jugeant que c'était un compromis valable entre marcher et courir. Heureusement pour elle qu'elle n'avait pas de hauts talons, ça aurait été embêtant. De toute façon elle n'avait jamais été une grande adepte des chaussures avec quinze centimètres de talon, les chaussures plates lui convenaient bien mieux. Peut-être deux, trois centimètres sur certaines, mais jamais vraiment plus. C'était inconfortable, inutile. Et puis elle n'en portait jamais, avant. Ce n'était pas maintenant que ça allait commencer, elle avait cessé d'innover. Et, si elle ne comprit pas exactement ce qui se passa la seconde d'après, elle sentit nettement qu'elle avait frappé quelque chose avec sa jambe, manquant de trébucher elle-même. Allons bon. Elle n'avait pas jugé bon de regarder où elle mettait ses pieds et ne regardait jamais vraiment devant elle, plus perdu dans des montagnes de pensées hétéroclites qu'autre chose, les yeux dans le vague ; mais en général personne ne dormait à même le sol. Alors ce devait être une poubelle, ou une boite. Ou un animal. Même si ce qu'elle avait senti n'y ressemblait pas, ça ne pouvait être que ça. Et elle s'en serait probablement moqué éperdument si le collier qu'elle avait attaché à la hâte ne venait pas de tomber au sol, dans un petit 'cling' très désagréable à ses oreilles. Oh, et mince. Elle le chercha des yeux autour d'elle, plus calme que jamais en apparence mais réellement perturbée intérieurement. La jeune fille aux grands yeux bruns détestait au plus haut point que les choses ne tournent pas comme prévu. C'était insupportable. C'est pour ça que quand elle finit par le voir, à quelques pas d'elle, elle s'empressa d'aller le récupérer, faisant bien attention à ne pas se salir d'une quelconque manière. Ni ses chaussettes blanches, ni ses souliers noirs, ni sa robe bleu pâle, ni ses gants clairs. Rien, il ne fallait rien salir. Après elle serait obligée de les nettoyer, et sait-on jamais ; elle pourrait en avoir besoin bientôt, et il faudrait alors que cette tenue soit prête, à portée de main. Donc rien ne devait être sali. La personne dans laquelle elle avait buté, elle ne s'en était pas préoccupée. Le 'choc', la constatation de la perte de son collier, son repérage et son sauvetage, tout ça n'avait pris qu'une infime poignée de seconde. Elle réfléchissait vite, il s'agissait de gagner du temps. Maintenant, il fallait repartir, courir le long de cette rue, et...

« Qui êtes-vous ? »

Oh. Mue par un très vieux réflexe de politesse, Allyriane se retourna vers l'endroit d'où venait la voix. Un jeune homme, blond, plus grand qu'elle-même si c'était très simple-les yeux bleus, vraisemblablement. Elle l'observa durant ce qui fut une demi-seconde, et s'inclina poliment. Elle se fichait bien de ce garçon, mais elle devait s'incliner et répondre. Elle n'y pouvait rien, c'était plus fort qu'elle.

«Allyriane Kaylee, enchantée, répondit-elle d'une voix monocorde, le fixant de son air calme et indifférent. Toi, qui es-tu?»

S'excuser ne lui serait même pas venue à l'idée. En revanche, sa mère lui avait appris à ne pas vouvoyer les personnes de son âge. Elle ne savait pas, elle avait du lui dire quelque chose comme, que c'était trop poli. Trop, pas assez..., que des nuances idiotes et inutiles. Mais c'était comme ça, maintenant. Et elle allait être en retard, c'était terrible et inévitable. Peut-être devrait-elle ne pas manger, du coup. Ou ne pas dormir, elle ne savait pas.

«Tiens, dit-elle en lui présentant le collier, à plat sur ses deux mains, restant pour autant à une distance raisonnable de son interlocuteur. Tu peux me l'attacher, peut-être?»

Elle avait essayé, ça n'avait pas marché. Moralité, c'était inutile et ça gaspillait du temps. Peut-être que ce garçon y arriverait mieux, elle ne savait pas. En tout cas elle voulait se dépêcher, et c'était une solution comme une autre. S'il ne voulait pas, elle ne le remettrait pas, tant pis. Elle ne comptait pas risquer de le perdre une nouvelle fois, ça aurait été de l'argent gâché. Et Allyriane détestait le gâchis, peu importe ce qu'on gaspillait-même si gaspiller le temps lui était plus insupportable que le reste.

Elle tapota du pied sur le sol, la tête légèrement penchée sur le côté. Elle allait devoir courir très vite.

_________________



Defenceless she lies in bed and cries.
Too much pressure from every corner,
The parents can't do nothing
And nobody can stop the game.
The world is stopping and she feels cold.
She's scared to loose control,
She can't stand their stares anymore.

She doesn't talk anymore
Because nobody understands.
Her hope is dying,
Because the winter doesn't go.

She's fed up with the eternal game,
She's fed up of feeling the hate.
She breaks loose - runs away,
Stumbling through snow and ice,
And screams to God " Can You forgive me "?

Nobody hears you - Nobody sees you.
In the snowstorm, your screaming fades away.
In the snowstorm, you fight alone.
Everybody's freezing here - Everybody's losing here.


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Ambroise Patvakan
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Ven 30 Avr - 23:33

[Bah, écoute... T'as raison, y'a un petit côté quand même, si... XD
Bah oui, bien sûr, chou... Il me fait surtout plonger dans l'horreur du OOC! 8D]


Ambroise avait chaud, soif et voulait rentrer chez lui. Au plus vite.

Et pourtant, il ne bougeait pas, planter fièrement dans la rue, se découpant aisément du paysage plutôt sombre de la ville. Cette ville était plutôt… Glauque en y repensant. Sombre aussi, comme ses habitants. Et Ambroise n’aimait pas cette ville, pas vraiment. Il y avait des aspects qu’il appréciait autant qu’il le pouvait, et d’autres qu’il ne pouvait pas supporter. Par exemple, si il aimait le calme de cette ville, il ne pouvait qu’être repoussé par sa noirceur et son manque d’activité. Il était actif, c’était un homme d’affaire pressé lui. Comment pourrait-il faire de l’argent si il n’y avait personne avec qui marchander ? Bien heureusement pour lui, les commerces et ce genre d’entreprise fonctionnait encore. Ah, mais il devait tout faire chez lui… Quels incapables ces gens. Ils avaient beau être ce qu’on appelle « adulte » -ce qui n’est qu’un stupide classement qu’il faudrait écraser-, il était bien plus responsable qu’eux, il le savait. Mais on ne l’écoutait pas. Pourquoi ? Parce qu’il avait 15 ans, que c’était encore un « enfant »… Sérieusement, il ne pensait pas que c’était un obstacle. Ils devraient tous éliminer ce préjugé. Les adultes étaient encore plus stupides que les jeunes, il ne fallait pas croire. Les jeunes avaient des avis justes sur les situations aussi. Mais il s’en fichait, il avait le pouvoir, il le savait. Il était meilleur que les autres, il savait tout mieux, il n’était pas prétentieux. Ses parents ne voyaient pas l’argent, ils ne savaient pas s’en servir, ces sots… Ah, mais il avait les mains qui allaient tout changer, il allait tout fonder et là, et là, ils verront. Ils ne devaient pas le sous-estimer, il allait se fâcher. Ambroise en était certain, ils étaient incompétents et mènerait la famille à sa perte. Autant dire qu’il n’aimerait pas laisser cela se faire, et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher cela. Mais d’abord, il devait effacer cette limité imaginaire tracée stupidement pas des personnes sans jeunesse visiblement. Il allait faire une révolution à ce rythme là… Il n’avait aucunes idées révolutionnaires pourtant, juste d’excellentes idées. Ce serait déjà pas mal que cela s’applique au niveau de sa famille, il pesait ses mots. A partir de ce soir, il allait faire régner sa loi ! Bon, il la faisait déjà un peu avant, mais là… Lui et sa sœur d’ailleurs. Il devait bien avouer que parfois, sa sœur l’aidait pas mal pour quelques affaires. Depuis leur début d’adolescence, les deux avaient commencé à former un duo d’enfer qui en a fait fuir pas mal, surtout des professeurs. Il faut dire qu’ils n’avaient jamais été très tendres, même si pour Lucile, ça n’avait pas toujours été très intentionnel. Hey, elle était bête, elle était bête, il n’y pouvait absolument rien. Et puis, elle vivait visiblement très bien avec, bien-heureusement. Il n’aurait pas du tout apprécié de se retrouver avec un tel poids sur le dos, parce que sa sœur était sa responsabilité tout de même. C’était la sienne, il devait être le seul à s’en occuper, même leurs géniteurs n’avaient aucun droit sur elle. Ils ne s’en étaient jamais occupé, que ce soit de l’un ou de l’autre de toute manière, ce n’était pas maintenant qu’ils allaient être sous son pouvoir qu’ils allaient commencer. Oh que non, il ne laisserait jamais cela se faire ! C’était bien trop tard ! Ils n’avaient qu’à l’avoir cru avant, et même maintenant. Pour sûr, il n’était pas près d’oublier cette histoire de maladie… Il ne pouvait que repenser à cette douloureuse période où ils n’avaient pas daigné le croire. Ambroise avait eu tellement peur de ce noir horrible et oppressant qu’il en serait presque devenu claustrophobe… Ou l’était-il devenu ? Il ne pouvait pas le dire clairement, mais il n’avait plus peur de toute manière. Il n’aurait plus peur de rien, il le savait, c’était parfait. Il n’était pas faible, ce n’était plus un gamin, il était mature maintenant. Mais il n’empêchait rien au fait qu’il devait rentrer. Si la nuit tombait avant qu’il ne passe la porte de sa maison, qu’il soit fort ou pas ne l’aiderait pas. Il n’arriverait jamais à se repérer à l’aveugle, dans le noir complet. Dans ce cas là, il n’y avait que des mauvaises choses qui pouvaient lui arriver. Alors il devait se hâter, parce qu’il n’avait aucune envie de passer la nuit à la belle étoile… Oh, même cette expression lui donnait mal à la tête. Les étoiles, étaient-elles aussi jolies que cela ? Certainement pas. Il n’y avait rien d’aussi qu’une journée d’automne de toute façon. L’air de l’automne était le meilleur aussi. L’humidité aussi. La température aussi. Et même le paysage était le plus beau ! C’était clair et net, l’automne était la meilleure saison qu’il n’aille jamais connu, il n’y avait rien à redire. Tout les gens qui s’extasiaient devant la couleur du printemps l’énervait, et il n’aimait pas s’énerver, alors il les détestait, c’était tout simple. Combien de fois avait-il bien dire ce genre de mots aujourd’hui encore ? Il ne comptait pas, c’était bien trop stupide de compter quelque chose d’aussi… Futile. Il s’en passerait, personne n’avait besoin de le savoir ceci. Enfin, il devait quand même l’avoir dit et penser plus d’une vingtaine de fois, même enfermer chez lui. Ah, que c’était bien d’avoir une tête pensante… Parfois, on attrapait une petite migraine à force de réfléchir, mais sinon, tout était bien. Tiens, il venait de trouver la raison pour laquelle sa sœur n’était jamais malade… Intéressant, d’un certain côté. Enfin, il n’allait pas lui dire, c’était un sujet qui allait provoquer un bagarre et sa sœur, bien que pas très… Aidée, avait un punch d’enfer qu’il n’aimait pas vraiment. Quelle violente aussi… Parfois, il se demandait comment ils avaient pu prendre un chemin aussi différent l’un de l’autre… Allez savoir, les idées et les façons d’être, même avec la même éducation, cela pouvait visiblement bien différé.

Quoi qu’il en soit, le duo qu’ils formaient était pratiquement imbattable niveau insupportable, et ils- enfin, en tout cas Ambroise- savaient bien s’en servir, prenant facilement l’avantage et hottant la parole de la bouche de leur interlocuteur la plupart du temps. Combien de fois, il en avait vu des gens qui finissaient par s’enfuir parce qu’ils étaient vraiment effrayant ? Effrayant, d’ailleurs… L’étaient-ils ? Non, non, non, ils ne l’étaient pas, les autres étaient juste idiots pour avoir peur de deux personnes. Et encore mieux, pour eux, ce n’étaient que deux enfants, après tout… N’est-ce pas ? Des paroles arrogantes et un caractère autoritaire, c’était lui, tout Ambroise. Oh que oui, ces paroles arrogantes étaient tout à fait mesurées, attention ! Il savait ou il allait, après tout. Il était le chef maintenant. Malgré ces paroles et cette attitude, il n’en restait pas moins qu’il ne se considérait pas forcément meilleur que tout le monde, seulement de… De certaines personnes qu’il avait déjà pas mal cité. Mais on lui pardonnait de toute manière, parce qu’il était mignon. C’était un peu un avantage, d’avoir un physique aussi lumineux ; des cheveux d’un magnifique blond et des yeux océan, assez grand, le teint légèrement pâle, un petit air enfantin… Et c’était plus qu’il n’en fallait pour qu’il s’en joue facilement. Il était satisfait de son physique, qu’il trouvait presque parfait pour son âge, et son usage. Ambroise faisait attention à son aspect physique, parce que c’était très important dans les affaires. C’était l’une des rares choses que ses parents faisaient bien, parce que sa mère ne servait que de belle décoration de table en réalité, et jouait son rôle à merveille. Quelle superbe femme… Une pensée du « client » comme celle là, et hop, dans la poche… C’était compréhensible, se faire amadouer par le physique était humain, non ? Enfin, humain, à présent… Pour eux, l’humanité était un peu quelque chose à part maintenant…

Ambroise s’agita légèrement, en regardant le ciel, se prenant une petite brise printanière qui avait une odeur désagréable derrière. La ruelle, certainement. Il fallait dire que malgré le fait que la ville soit tout de même propre, les ruelles étaient loin d’être de magnifiques avenues… Logique, ce n’était que des ruelles, et ce n’était pas non plus comme si ils avaient des visiteurs d’autre pays, surtout en ce moment, étrangement… Bah, ils avaient certainement mauvais gout. Mais c’était mauvais pour l’argent, dérangeant. Il n’aimait pas que tout cela soit bouleversé, tout devait être droit, les changements n’étaient pas alloués maintenant, il n’était pas d’accord, et son avis devait se faire connaître. Oh, le soleil descendant doucement, mais bien trop dangereusement. Il tapa du pied, refusant pourtant obstinément de partir avant de savoir qui était cette personne impolie qui n’avait –décidément- pas daigné s’excuser pour sa faute. Il n’était pas content, pas du tout. En plus, il devait rentrer, au plus vite. Le temps le pressait atrocement, il détestait cela aussi. Il avait beau être organisé, il n’était pas la personne qui avait dressé des horaires pour n’importe quelle chose qu’il allait faire. Bien qu’il n’aime pas cela, il y avait bien sûr les imprévus… Mais le soleil n’avait pas d’imprévu et se coucherait quoi qu’il arrive. Oh…


«Allyriane Kaylee, enchantée. Toi, qui es-tu?»

Ambroise daigna enfin se retourner vers la personne qui avait parlé, qui l’avait bousculé. Une fille. Oui, ça, il n’avait pas eu de soucis pour le comprendre, rien qu’à la voix. Il suivit son inclination du regard sans amorcer le moindre mouvement pour lui rendre la pareille. « Toi » ? Oh… Le jeune garçon passa ses yeux bleus sur la jeune fille, sous toutes les coutures. Pas très grande, pas d’une élégance remarquable, rien qui la fasse sortir du lot… Elle avait juste des grands yeux et un physique harmonieux. Et Ambroise- par chance, hein XD –aimait l’harmonie. Mais… Il ne lui sembla pas voir de signe de richesse. Donc, cette fille ne devait pas être intéressante, elle n’en avait pas l’air. Mis à part le fait qu’elle semblait pressée, il n’y vu que de la banalité. Et alors, cette fille le tutoyait, lui, Ambroise Patvakan ? Il n’était pas du tout d’accord. Quelque chose les séparait, elle n’avait pas le droit, il ne l’autorisait pas. Alors, il rechigna légèrement, grognant pour lui-même, refusant d’ouvrir la bouche. Il attendait quelque chose de bien précis, mais ce fut autre chose qui vint, et qui le décontenança.


«Tiens. Tu peux me l'attacher, peut-être?»


Cette fille –oui, il a bel et bien conscience que son nom est Allyriane Kaylee, mais vous comprenez, ça lui écorcherait la figure de le dire comme ça - lui proposait maintenant d’attacher un collier à son cou. Si il avait bien compris, en tout cas, et il ne semblait pas y avoir d’incompréhension de sa part. Elle était folle, c’était cela, folle. Non seulement elle ne le respectait pas comme il se fallait, mais en plus elle ne s’excusait pas et lui demandait un service ! Il y avait réellement un gros problème. Ambroise n’afficha pas son indignation sur son visage fin, mais exécuta une moue qui résumait toutes ses pensées. Il était de mauvaise humeur à présent, et cela devait se ressentir. Ses yeux bleus se posèrent de nouveau sur la fille, après qu’ils aillent fait un petit tour en l’air. Elle semblait réellement pressé, s’en était presque ridicule !... Enfin, non, ce ne l’était pas, parce que lui aussi était pressé, mais… Il se comprenait. Oh, cela lui avait donné une idée. Cette fille avait enfreint trop de règles et était d’une impolitesse insolente, il ne l’aimait donc pas. Il devrait lui faire perdre son temps, puisqu’elle semblait aussi attachée à être ponctuelle ! Ambroise ne savait pas si elle avait un rendez-vous pressant avec quoi que ce soit, mais il n’avait pas aimé sa façon de faire. Comment il savait qu’elle était pressée ? Parce qu’elle avait la même attitude impatiente que lui au même instant. Mais la différence était que le soleil mettrait encore quelques temps avant de se coucher, peut-être 2 heures avant qu’il ne s’endorme entièrement, et qu’il n’avait besoin que d’une demi-heure pour atteindre sa maison, au grand maximum. Il pensait avoir l’avantage. Ah, qu’il était fort… Maintenant, il devait trouver un moyen de lui faire perdre son temps. Il ne la laisserait pas partir sans s’excuser, ce ne serait pas pardonnable.
Le jeune bourgeois baissa ses yeux vers la marchandise que cette fille exposait devant lui. Un bijou, joli, mais obligatoirement du faux. Cependant, il ne pu que constater, de loin au moins, que c’était finement exécuté. Il afficha une mine déconfite en pensant qu’il devait gagner du temps, et donc, lui attacher ce bijou. Ni une, ni deux, il s’empara du trésor en lançant sa main d’un coup d’un seul, glissant ses pieds et manœuvrant de façon à se retrouver à côté de la fille. Et puis, il fit mine de s’intéresser au collier, dont il se fichait royalement. Honnêtement, il le trouvait presque grossier et elle gagnerait à s’en débarrasser, mais ce serait du gâchis, et ce n’était pas bien, le gâchis. Il ne passa pas le collier autour du coup de la demoiselle aux cheveux châtain, le gardant entre ses mains pâles. Il ne monta pas ses yeux vers elle lorsqu’il décida qu’il serait temps qu’il dise quelque chose, de la même voix morne qu’il avait utilisé avant, sans rien ajouter de plus.

« Ambroise Patvakan. Joli bijou. »

Ce furent là les seuls mots qu’il dégaina, doucement, sans se presser, faisant tourner le bijou entre ses doigts, comme si il l’observait encore de plus près. Il se demanda vivement si il aurait du lui signaler pour le tutoiement, et aussi pour les excuses… Mais ce genre de choses, elle devrait le savoir. Mais elle était mal élevée peut-être… Ambroise s’agita de nouveau, levant ses yeux au ciel, surveillant le soleil comme si il risquait de disparaître d’un seul coup. Il devait rentrer… Mais en même temps, il devait retenir cette fille, parce qu’elle était ingrat, elle devait être punie.

Il n’avait vraiment jamais aimé les dilemme, surtout lorsqu’ils concernaient la nuit …
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Allyriane Kaylee
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Sam 22 Mai - 16:47

{Mais si, chouuu'w! Bien que spécial, chou quand même...!X'D

Mon ordi' veut absolument mettre Patachon à a place de Patvakan, j'espère que je l'ai mis nulle part...XDDDDD}

Allyriane n'aimait personne en particulier. Plus maintenant, en tout cas : avant, sans doute aimait-elle un grand nombre de personnes, à des niveaux différent. Mais depuis ce jour, elle avait du mal à savoir ce qu'aimer pouvait bien vouloir dire. Elle avait beau réarranger les lettres, changer leur ordre et lire les significations de ce mot, ça ne lui disait absolument rien. La demoiselle était intelligente, elle avait toujours été plus intelligente que la moyenne : ne pas comprendre quelque chose qui lui semblait à sa portée lui était insupportable, tout bonnement insupportable. Évidemment, elle 'savait' ce que voulait dire aimer, mais elle ne le comprenait pas. Amour, amitié, joie, tristesse..., tout ces mots faisaient vaguement écho dans sa mémoire mais jamais assez pour qu'elle puisse considérer s'en souvenir réellement. Comme si elle avait eu quelque chose sur le bout de la langue, mais qu'elle ne pouvait dire quoi pour autant. C'était une sensation désagréable, une sensation qui compressait désagréablement sa poitrine, jusqu'à lui en faire mal. Une sensation horrible de chaleur au creux de sa poitrine qui gênait sa respiration et qui l'empêchait de réfléchir correctement, d'agir comme elle l'entendait. Aimer, aimer..., sans doute avait-elle aimé ses parents. Son frère, et sa sœur. Ses amies. Elle les connaissait tous très bien, donc elle imaginait qu'elle avait du les aimer, d'une manière ou d'une autre. Peut-être avait-elle aimé d'autres personnes, elle s'en moquait. Elle n'avait plus rien à faire avec eux, même si ça avait été le cas. Elle ne se souvenait pas d'eux, sans doute qu'eux non plus ne se souvenaient pas d'elle. Qu'importe. La jeune fille aux grands yeux bruns se moquait bien qu'on se souvienne d'elle ou pas, puisque de toute façon que ce soit le cas ou pas elle finirait par mourir. Rien ne pouvait arrêter le temps une fois qu'il était en marche, que ce soit quelque chose d'aussi vague que l'amour ou d'aussi concret qu'une montre. Les secondes s'égrainaient, lentement. Les grains de sable tombaient dans le sablier, et le jour où le dernier petit morceau toucherait le fond, son cœur s'arrêterait de battre. C'était ainsi, elle n'y pouvait rien et s'en accommodait très bien. Elle vivait sans but, sans objectif : rien ne la retenait la vie, et elle ne s'accrochait pas particulièrement non plus. Elle ne pouvait pas mourir maintenant parce qu'elle devait rentrer chez elle, avant. C'était tout. Et quand bien même elle aurait été mortellement blessée ici, pour une raison ou une autre, ça n'aurait rien changé. Elle serait morte, et puis? Ce n'était pas la mort d'une adolescente dans une ruelle qui aurait changé quoi que ce soit à ce monde, ni même à ce pays, ni même à cette ville. Tout le monde s'en serait moqué. Ses parents s'en seraient moqués. Son frère aussi. Sa sœur aussi. Personne ne l'aurait pleurée, elle aurait été enterrée et oubliée sans plus de cérémonie. Et c'était normal, c'était plus que normal. Tout le monde naissait pour mourir, c'était le bout du tunnel, la fin du voyage qu'ils avaient entreprit qu'ils le veuillent ou non. Se suicider ne servait à rien, de toute façon ils finiraient par rejoindre la Terre et pourrir en son sein, pas la peine de précipiter les choses. Essayer de gagner l'immortalité ne servait à rien non plus, c'était une quête vaine et inutile, stupide et vouée à l'échec. Non. Allyriane acceptait sa mort et savait que, le moment venu, elle n'aurait pas plus d'expression que maintenant. Elle aurait peut-être atrocement mal, peut-être aurait-elle peur, peut-être serait-elle triste, mais elle continuerait d'avoir cette expression vide et terne, ces yeux qui ne reflétaient que ce qu'ils voyaient. Il en serait ainsi pour tout les être vivants. Tout le monde mourrait, qui qu'ils soient. Seule leur Reine atteindrait l'immortalité, parce que c'était leur Reine. Ce fait même admettait que son destin serait différent du leur. S'ils mourraient, elle ne mourrait pas. Voilà tout.

La demoiselle continuait de tendre son collier, bras tendu, sans se préoccuper de celui à qui elle avait posé une question. Il n'avait pas l'air particulièrement aimable, mais elle s'en moquait tout autant que s'il avait eu une chemise rose ou pas de chemise du tout. Il était, tout comme elle, un simple objet qu'elle avait décidé d'utiliser pour l'occasion. Elle tapa du pied sur le sol de nouveau, plus par reflexe qu'autre chose : elle était pressée, elle aurait voulu qu'il se dépêche. Mais maintenant qu'elle lui avait demandé quelque chose, elle devait attendre sa réponse avant de ne pouvoir prétendre à une course rapide jusqu'à chez elle. Question, Réponse. Les deux se complétaient, une seule moitié ne suffisait pas à fermer la boucle. Or la jeune fille aux courts cheveux bruns refusait, refusait de laisser quelque chose à moitié terminé quelque part. Elle était pressée, mais sa question devait attendre une réponse. Alors elle-même attendait. C'était ennuyeux, très ennuyeux. Elle aurait du réussir à le mettre elle-même, ça lui aurait évité bien des déboires et elle en était très consciente. Ce que c'était agaçant, que de devoir attendre quand le temps, lui, n'attendrait jamais. Toutes ces secondes, ces précieuses secondes qu'elle perdait à rester là à ne rien faire, c'étaient des secondes qu'elle ne pourrait utiliser plus tard. Le temps et elle étaient en constante course, et si parfois ce dernier la rattrapait, jamais elle ne réussissait à faire de même avec lui. Elle aurait aimé, tellement aimé qu'il s'arrête l'espace d'un instant et qu'elle puisse rattraper tout le retard qu'elle avait pris depuis le début de son existence : malheureusement, c'était impossible. Alors il fallait faire avec, sans jamais se plaindre. La jeune Humaine aussi aurait aimé, parfois, marcher sans rien avoir en tête, juste parce qu'il faisait beau. Mais elle n'avait pas le temps, et si elle marchait sans but alors elle serait en retard pour faire le reste, et ça, ce n'était pas acceptable. Il fallait toujours qu'elle aille plus vite, pour pouvoir rattraper son retard et pouvoir enfin agir de nouveau comme elle en avait l'habitude, parce que ses activités et l'heure qui leur était consacrée étaient de nouveaux parfaitement coordonnées. C'était difficile, mais elle n'avait pas le choix. Elle ne voyait pas comment elle aurait pu avoir le choix, de toute façon. Elle ne pouvait changer le monde, le monde ne se plierait pas à ses désirs ; c'était donc à elle de plier, gentil petit roseau, en espérant ne jamais se briser.

Allyriane ne sursauta pas quand il saisit, presque brusquement, le collier posé sur ses mains. En revanche, par réflexe, elle faillit tenter de le rattraper ; bien qu'elle le lui tendait, il l'avait pris de telle façon que son cerveau décoda cela plus comme un vol qu'autre chose. Soudain il se retrouvait près d'elle, et cela ne fit qu'ajouter à son malaise. Elle se balançait d'un pied sur l'autre, calculant avec effroi le temps qu'elle était en train de perdre et qu'elle devrait rattraper quelque part, plus tard. C'était terrible, terrible. Courir ne suffisait pas, il aurait fallu qu'elle puisse passer d'ici à chez elle en un éclair pour pouvoir prétendre être à l'heure. Et ça, c'était impossible et inconcevable. Autant dire que si elle s'était écoutée, elle serait partie au quart de tour et ne se serait plus retournée, pas même une seule fois : elle courait assez vite, peut-être que si elle se dépêchait..., la petite jeune fille poussa un bref soupir, tentant de respirer convenablement malgré la boule qui s'était formée au creux de sa gorge. Elle n'aimait pas cette sensation. Elle ne savait pas à quoi cela correspondait ni comment s'en débarrasser, et avait la désagréable impression d'étouffer sans rien pouvoir faire contre cela. Sa gorge se serrait, et plutôt que de se mettre à pleurer comme elle l'aurait fait avant, cela s'accompagnait à présent simplement d'une envie terrible de se l'arracher pour pouvoir respirer à sa guise. La détresse et le stress étaient peut-être les sentiments qu'elle ressentait encore le mieux, sans s'en rendre réellement compte pour autant. Oui, la détresse et le stress. Peut-être était-ce du au fait qu'avant, quand elle avait encore toutes ces choses au fond de son cœur, c'était cela qu'elle avait ressenti avec le plus de violence, le plus grand nombre de fois. Alors quand elle était inquiète, à présent, quand elle sentait que les choses lui échappaient sans qu'elle puisse y faire quoi que ce soit, elle avait cette fichue boule qui se formait dans sa gorge et lui faisait mal, mal à en vouloir la déchirer. Quand elle était en retard, son ventre se nouait et ses sourcils se fronçaient, naturellement, comme par reflexe. Elle n'y pouvait rien, ne le faisait pas exprès, ne voulait pas de cette chose qui bloquait sa trachée, mais ce n'était pas en se disant cela qu'elle partirait. Il fallait respirer calmement, et attendre que ça passe. Voilà, attendre que ça passe, c'était tout ce qu'il y avait à faire.

Mais Allyriane n'avait pas le temps d'attendre, présentement. Elle devait y aller, elle était en retard.

« Ambroise Patvakan. Joli bijou. »

La jeune fille posa ses grands yeux bruns sur le dénommé Ambroise, le regardant tourner son collier entre ses doigts. Elle n'aimait pas cela, pas du tout. Elle lui avait demandé de l'attacher, pas de jouer avec ou même de l'observer plus que de mesure. C'était son collier, pas le sien ; et en aucune façon il n'avait le droit de faire quelque chose qu'elle ne lui avait pas demandé de faire, dans la mesure où cela concernait ses affaires à elle. Elle l'avait payé, il ne pouvait pas y toucher si elle ne tenait pas à ce qu'il y touche. C'était ainsi, pas autrement. La jeune Antarr détestait profondément que les choses n'aillent pas comme elle le désirait, or elle avait la désagréable impression que c'était exactement ce qui était en train de se passer, alors qu'elle était déjà terriblement en retard et que ce garçon aux cheveux blond tenait son bijou. Elle joignit ses mains gantées de blanc devant elle, tordant ses poignets. La demoiselle n'aimait pas que les choses ne tournent pas comme prévu, pour sûr. Elle détestait cela. De plus, elle ne savait pas que faire, quoi dire ; et, même si ça n'avait pas grande importance sans doute, c'était un garçon. Elle avait toujours eu beaucoup moins de mal à parler à une fille qu'à un garçon, sûrement parce qu'avant elle était presque exclusivement en compagnie féminine. Que faire, maintenant? S'il ne lui mettait pas, que faire? Elle fit claquer le talon de ses souliers noirs au sol de nouveau, posant son regard sur à peu près tout ce qui méritait-ou pas-son attention dans cette ruelle, pour finalement le reposer sur cet Ambroise Patvakan, sourcils arqués. Pourquoi les choses ne tournaient jamais comme prévu? C'était agaçant, ennuyeux, tellement énervant...

«Hmmmm, mon collier. S'il vous plaît.»

Allyriane continua de se balancer d'un pied sur l'autre, ne remarquant même pas réellement qu'elle était repassée au vouvoiement. Elle avait juste envie de rentrer chez elle, parce que sinon elle ne pourrait pas manger, ou pas dormir. Et elle ne pouvait pas partir sans son collier, parce que sinon elle aurait été en retard pour rien, strictement rien. Il fallait qu'il lui rendre, lui mette ou pas mais le lui rendre, en tout cas. C'était non négociable. La boule dans sa gorge ne s'en fit que plus présente, et elle poussa un nouveau soupir agacé, cherchant à s'en débarrasser comme elle pouvait.

«Je dois y aller. Et j'en ai besoin», dit-elle en reprenant cet air complètement neutre qu'elle arborait d'habitude.

Oui, elle devait y aller. Elle savait qu'il s'en moquait, tout le monde se fichait de tout le monde dans cette ville. Mais il devrait lui rendre son collier, un jour ou l'autre. Sinon elle le reprendrait, bien qu'elle ne savait pas exactement comment faire. Il ne fallait pas qu'il soit cassé, c'était certain.

Il fallait qu'elle s'en aille, il fallait qu'elle s'en aille...

_________________



Defenceless she lies in bed and cries.
Too much pressure from every corner,
The parents can't do nothing
And nobody can stop the game.
The world is stopping and she feels cold.
She's scared to loose control,
She can't stand their stares anymore.

She doesn't talk anymore
Because nobody understands.
Her hope is dying,
Because the winter doesn't go.

She's fed up with the eternal game,
She's fed up of feeling the hate.
She breaks loose - runs away,
Stumbling through snow and ice,
And screams to God " Can You forgive me "?

Nobody hears you - Nobody sees you.
In the snowstorm, your screaming fades away.
In the snowstorm, you fight alone.
Everybody's freezing here - Everybody's losing here.


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Ambroise Patvakan
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Dim 19 Sep - 14:39

[ Spécial? Tu vas le haïr après ce poste... XD
Patachon... Il me semble pas l'avoir vu, non! XD. Bon, allez, c'est parti pour la torture mentale. u__u]


Ambroise était une personne très sérieuse et qu’il fallait prendre au sérieux, malgré son jeune âge.

On ne pouvait pas dire qu’il était un génie, parce qu’il y avait toujours de chemin à faire pour être qualifier comme tel, mais en tout cas, il n’était pas bête et même en avance sur son âge. Ambroise savait parfaitement qu’il était probablement plus mature que pas mal d’adultes et plus intelligents aussi. D’ailleurs, il suffisait juste pour lui de mettre le nez dehors pour affirmer l’infériorité des autres par rapport à lui-même, clairement. Il y avait la fille avec qui il était –elle lui était inférieur, grandement, par sa façon d’agir-, le vendeur du magasin d’à côté, son voisin et tout pleins d’autre monde ! Et puis, Ambroise se dit soudainement qu’il n’avait même pas à sortir de chez lui pour constater cela, qu’il avait juste à regarder ses parents, quand ils étaient à la maison. Enfin, ses géniteurs, plutôt, puisque, honnêtement, ils étaient probablement mille fois trop jeunes pour pouvoir le commander, au niveau de leur intelligence. Et puis, lorsque l’on parlait d’autorité parentale… Il rirait bien, actuellement. Mais comme il n’en avait absolument pas envie et qu’il ne riait jamais, d’une manière ou d’une autre, il laisserait sa sœur faire, elle le faisait très bien, même maintenant. C’était ce qui était bien entre eux, les deux jumeaux : ils étaient totalement contraires au niveau de leur caractère, totalement. En réalité, plus serait osé. Leur point en commun était probablement le fait qu’ils n’obéissaient pas aux adultes, presque en permanence, mais c’était aussi d’une différente manière, puisque cette chère Lucile ne faisait définitivement pas cela parce qu’elle savait déjà tout et que les adultes ne lui apprenaient rien, parce qu’elle n’était pas très intelligente, elle, ce qui entrainait cette réaction de rejet envers les adultes qui essayaient de lui donner une bonne éducation. On avait beau dire qu’elle était juste rebelle- et c’était certainement le cas-, Ambroise disait surtout qu’elle était stupide. Du coup, il en était venu au fait que tout les rebelles étaient juste des personnes stupides qui rejetaient le savoir, parce qu’il ne le comprenait pas. C’était une bonne conclusion, il pouvait en être fier, aussi vraie qu’il était intelligent, et que personne ne le nierait, parce qu’il n’y avait rien qui prouvait le contraire, absolument rien. Pas de « c’est celui qui dit qu’y y est » enfantin au niveau de la stupidité, parce que sa sœur ne dirait jamais cela, parce qu’elle savait que c’était vrai. Il était le chef de tout cela. Ambroise était supérieur à beaucoup, beaucoup de monde, mais pas à sa Reine. Non, personne ne pouvait-être supérieur à sa Reine – ou LEUR Reine, mais ils étaient bien trop stupides, les autres. Oh, il ne disait pas être le plus intelligent, loin de là ! Seulement, de là où il était, il n’avait encore trouvé personne pour le défié. Et comme il n’était pas enfantin, si quelqu’un le défiait, il ne l’accepterait pas, parce que c’était faire preuve de gaminerie d’accepter un défi, puisque c’était quelque chose que l’on faisait lorsqu’on était très jeune, immature, bête et innocent. Ambroise n’était jamais passé par cela, il n’avait jamais été si enfantin, jamais. Ah, il avait toujours eu une longueur d’avance sur les autres, bien entendu ! Les autres l’ennuyaient tellement qu’il s’en détachait le plus vite possible, à chaque fois. Maintenant, il était bien plus responsable qu’un adulte quelconque. D’ailleurs, il y avait quelque chose de particulier qui prouvait qu’Ambroise était une personne intelligente, c’était le fait qu’il ne cherchait pas ce que les autres appelaient « amitié » ou « amour », parce que cela n’existait pas, alors il ne perdait pas de temps avec cela, et c’était la plus grande preuve d’intelligence. Il ne disait pas qu’il ne croyait pas en ce qu’il ne voyait pas, tout simplement parce qu’il savait que les étoiles, la lune et tout cela existaient, mais il ne les voyait pourtant pas. Non, l’amour et l’amitié n’existaient pas, le monde ne fonctionnait qu’avec l’argent, l’égoïsme et le savoir, sur ce coup là, il était sur le bon chemin, et il y emmènerait sa sœur, parce qu’elle était sienne, et c’était une chose aussi indéniable que son intelligence et sa maturité. Il y avait des choses comme cela qu’Ambroise ne céderaient pas, non pas par amour, jalousie ou ce genre de choses, mais par pure possessivité. Lucile Adélaïde Patvakan était sa sœur, la sienne, son unique et rebelle de sœur, et personne ne pouvait la lui prendre. D’ailleurs, c’était la seule personne avec qui il était aussi possessif, parce qu’il n’y avait personne d’autre dans sa famille qu’il considérait réellement comme sien, puisqu’il se fichait ouvertement de ses parents, cousins, ou ce genre d’autres « choses ». Lucile était bien la seule à avoir autant d’attention de sa part, pour l’instant et pour un long moment. Elle n’était pas particulièrement intéressante, mais il la possédait tout de même, il n’y avait pas de doute là-dessus. Il la tenait au creux de sa main et ne la laisserait jamais aller loin de lui, de l’autre côté, sur la mauvaise voie.
Ambroise était déterminé, et il ne lâcherait jamais cela. Tout comme il était déterminé à apprendre les bonnes manières à cette jeune fille. A sa manière du moins, puisqu’il était trop tard pour simplement lui demander de dire « pardon ». Non, maintenant, il allait juste la traînée un peu dans la boue afin qu’elle se souvienne de la personne qu’elle avait renversé sans s’excuser. Il allait faire en sorte qu’elle ne l’oubli jamais.
Oh, ce n’était pas dans ses habitudes de faire cela en permanence, il était même plutôt indifférent à ce genre de choses en général. Mais là, cela le concernait lui et sa fierté –bon, okay, c’était un bien grand mot, mais il acceptait très mal le fait que l’on se fiche de lui. Et encore, il n’aurait rien dit si elle n’avait pas eu le culot de lui demander d’attacher son collier. Avec une fausse pierre en prime, rien de très intéressant. Elle n’avait pas l’air riche, il ne craignait rien. Du coup, il se disait qu’il était supérieur à elle. Ca non plus, il ne le faisait pas en permanence, se comparer aux autres, parce que ça n’avait pas d’intérêt, ou en tout cas, Ambroise n’en voyait pas.

En revanche, il voyait un très grand intérêt à tourmenter la demoiselle à ce moment précis, bien qu’il pensait aussi fortement qu’il devrait rentrer. Vite. Il devait lui rester une heure, tout au plus… Autant dire que c’était plutôt urgent, ou il allait devoir courir. Il aurait du emmenée Lucile avec lui, il n’aurait pas eu autant de problèmes. De un, elle aurait probablement déjà frappée la brune, et de deux, elle aurait pu le guidé même dans la nuit. Elle avait beau ne pas être très intelligente, elle voyait toujours très bien dans la nuit, elle, contrairement à lui. Fichue maladie… Au moins, il ne risquait pas d’en mourir, c’était une bonne chose, parce que honnêtement, mourir d’une maladie, il trouvait cela affreusement stupide et nul, bien qu’il n’était pourtant pas une personne qui accordait autant d’attention à ce genre de choses. Mais en tout cas, il détestait cette maladie et tout ce qui la concernait, cela le rendait grognon rien que d’y penser, et encore pire, d’en parler. Honnêtement, peu de gens savaient à propos de cela, parce qu’il n’y avait aucun intérêt à la crier sur tout les toits, cela ne lui rapporterait pas plus d’argent, même si plus d’intérêt, mais il refusait de dépendre –ironiquement- de sa maladie.

Ambroise détourna ses yeux bleus du collier qu’il tenait toujours en otage entre ses longs doigts blancs lorsqu’il entendit un léger claquement au sol. Il ne mit pas longtemps à repéré l’origine du bruit et pu même apercevoir –avec « joie »- que la jeune fille se tordait les poignets. Elle était nerveuse, ou pressée. Ou les deux. Le blond ne voulait pas du tout du collier, non, il cherchait juste à l’ennuyé, et il se demandait si elle avait eu l’intelligence de le remarquer, même si il en doutait. Il était content de lui. Tellement content que…


«Hmmmm, mon collier. S'il vous plaît. (Elle soupira en continuant de s’agiter) Je dois y aller. Et j'en ai besoin. »

… Qu’un sourire était apparu l’espace d’une seconde sur ses fines lèvres, alors que son visage était toujours tourné vers le sol. Ce n’était pas un joli sourire lumineux, bien qu’il était toujours beau, mais plutôt un sourire tordu et indéniablement vide de joie ou de moquerie, ou d’une quelconque émotion qu’il soit. Sincèrement, le fait qu’Ambroise sourit n’augurait absolument rien de bon, puisqu’il souriait trèèès rarement, si ce n’est qu’une fois par semaine, voir par mois. La jeune fille n’était même pas vraiment intéressante en elle-même, mais il la trouvait presque amusante, facile à ennuyée, la proie parfaite sur laquelle passée sa mauvaise humeur –même si il n’était pas particulièrement de mauvaise humeur, juste vexé. A l’origine, ce n’était pas non plus une personne qui cherchait à s’amusée, mais ce cas ci était vraiment, vraiment particulier. Il ne supportait pas la manière dont la brune le prenait pour… Pour il ne savait trop quoi. Hey ! Il n’était pas qu’un simple paysan de pacotille comme elle pouvait l’être ! Sans être pour autant Milliardaire, il s’en sortait mieux que cela !
Et quoi qu’il en dise, il était toujours un enfant qui cherchait à taquiner.

Ambroise n’aimait pas du tout cela, il n’aimait pas du tout cette fille non plus, il n’aimait pas grand-chose à vrai dire. Il aimait juste le fait qu’il avait visiblement le dessus sur toute la situation, puisque la jeune Antarr restait soit ici, soit devait repartir sans son collier le temps qu’il daigne le lui rendre –ce qui n’était pas dans ses intentions. C’était de sa faute, elle n’avait qu’à faire preuve d’un peu plus d’intelligence en ne confiant pas cette tache à une parfait inconnu, surtout si il était blond aux yeux bleus, plutôt grand, bien habillé et que l’on venait de le renversé. Soit, cela n’avait aucun rapport, mais à ses yeux, il y en avait un, point. Le garçon aux cheveux blonds réfléchit, et réfléchissait encore à une manière d’ennuyer le plus possible la demoiselle, de lui donner une bonne leçon. Elle devait comprendre, il allait lui faire comprendre. Non, non, il ne lui dirait pas sa faute, ce serait bien trop simple ! Il la laisserait mijotée dans le mystère, il la laisserait essayer de comprendre d’elle-même ce qu’elle avait fait qui mériter cela. Il était fier, très fier en réalité, même si il ne jouerait jamais rien la dessus. Ce n’était pas la personne la plus fière qui puisse existée, mais il n’était pas non plus très modeste et plein d’humilité, très loin de là même.

Le blond laissa tombé toutes pensées lorsqu’il trouva finalement ce qui pouvait suffisamment la déstabilisé. Il ne savait pas si cela fonctionnerait, mais selon calculs et statistiques, cela fonctionnait pas mal du tout un peu partout, sur toutes les filles. Il savait que sa sœur s’en préoccupait pas mal en tout cas, bien qu’il n’arrive pas à comprendre ce qui dérangeait réellement dans ce geste. Honnêtement, n’était-ce pas aussi simple que de dire bonjour ? Quoi qu’il en soit, cela allait être simple à mettre en œuvre, et ce fut ce qu’il fit d’ailleurs. D’un coup d’un seul, il se glissa un peu plus près de la petite silhouette en face de lui. Il n’aimait pas vraiment les contacts physiques, surtout que cette personne ne lui rapporterait pas grand-chose, alors il n’y avait aucun avantage ou désavantage. Faisant mine de passer le collier à son cou, il passa ses deux bras sur les épaules de la demoiselle, sans pour autant mettre le collier autour de son cou, approchant son beau visage de visage si commun de la brune, sans ciller. Il fit en sorte qu’il y aille un espace très restreints entre leurs visages, abaissant ses yeux si peu émotifs dans ses grands yeux bruns. L’expression de son visage était nulle, n’exprimant absolument rien, montrant juste qu’il n’y avait absolument rien derrière ce geste. Il n’afficha plus le sourire malsain qu’il avait eu, mais en revanche, il murmura de la même voix monotone :


« Non. »


C’était tellement simple et tellement compliqué en même temps que cela pouvait donner des migraines à n’importe qui. Ambroise en était conscient, mais ce n’était pas ce dont il pensait qui allait plus la perturbé. Cela ne dura qu’une seconde, ou deux peut-être, mais ce fut très court. Il s’inclina encore très légèrement afin que la distance qui séparait leurs lèvres ne soit plus existante. Et aussitôt qu’il l’eu fait, il se sépara vivement d’elle, comme si ce contact allait le salir, affichant une moue plus ou moins présente. En réalité, on aurait pu dire que rien n’avait changé sur son visage impassible, et c’était même vrai. Il y avait toujours la même lueur impassible et dérangée dans ses yeux, comme si il venait juste de dire bonjour, aussi naturellement. Il baissa ses yeux bleutés sur le collier qu’il tenait toujours fermement en main avant de les relever vers la brune, attendant. En réalité, il était en train de se demander si il devait jeter le collier par terre et partir, ou attendre sa réaction – il y avait pas mal de risque pour qu’un deuxième contact physique soit la prochaine action de l’antarr, et une réaction plutôt violente. Du coup, il se recula légèrement. Il n’était pas fou, pas encore.

Ou trop, justement.



[Bon, encore un petit mot. J'ai beaucoup, beaucoup hésité, mais je ne pense pas du tout que ce soit OOC de la part d'Ambroise.
Umh... Oh, je ne cherche absolument pas à caser Ambroise, très loin de là, il n'y a pas de problème!
J'ai écrit n'importe quoi, alors, bon... J'ai eu beaucoup de mal, sorry. Et en même temps, je ne savais pas quoi faire sans que le poste ne se finisse aussi rapidement qu'il avait commencé, alors... Ce qui est fait est fait. XD]

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Allyriane Kaylee
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Dim 24 Oct - 15:26

{Bon. Je croyais que j'allais jamais réussir à écrire ce poste mais, en fait, c'est très bien allé. Je suis géniale.8D
Même si je maintiens que je vais tuer Amby pour avoir volé le premier baiser de ma toute douce Allyriane. Bouhouhouhou. Aliiiiiiiiiiii'...y__y

Oh, et pour te répondre j'ai pas trouvé ça OOC non plus, tu sais. Et j'ai jamais pensé que tu voulais le caser. Je pourrais de nouveau l'apprécier quand je l'aurais frappé. Her her.ù___û}

Allyriane ne savait pas pourquoi elle vivait. Mais une chose était sûre, son cœur battait et elle pensait, elle respirait. Alors elle vivait. C'était des raisonnements aussi simples et manichéens qui faisaient constamment leur chemin dans le cerveau de la jeune fille, sans arrêt en train de s'activer et d'analyser ce qui se trouvait autour d'elle et en elle. Pour sûr, Allyriane était intelligente. Elle le savait, c'était un fait. Alors comprendre n'avait rien de compliqué pour elle, et étant plus futée que la moyenne elle se fiait plus à ses conclusions qu'à celle de n'importe qui d'autre. Sauf sa Reine. Sa Reine était terriblement intelligente, et sa logique faisait foi de loi. C'était elle qui battait la mesure, en quelque sorte, et qui donnait les bases de ce sur quoi elle pouvait réfléchir. Si elle avait décidé que l'herbe était rogue, alors le vert serait devenu rouge. Et cela aurait été évident aux yeux de la petite brune. Mais mis à part sa Reine, elle ne croyait personne d'autre. A moins qu'on ne lui prouve par A plus B que l'on savait mieux réfléchir, avec plus d'efficacité et de véracité qu'elle, tout du moins. Mais jusque là, elle n'avait croisé que bien peu de personnes valant réellement la peine de discuter avec eux. Pour parfaire son point de vue. Alors oui, Allyriane était intelligente. Belle? Non, pas vraiment. Avant. Elle se souvenait que ses parents lui avaient déjà dit le contraire. Ce qui prouvait qu'elle ne pouvait nullement leur faire confiance, qu'ils étaient stupides. Elle n'avait rien de particulier, n'avait rien qui pouvait la faire sortir du lot d'une manière ou d'une autre. Elle avait de grands yeux bruns. Communs, rien de particulier. De courts cheveux bruns. Là encore communs, rien de particulier. Etait petite et menue. Commun, rien de particulier. En somme elle était l'incarnation même de la normalité. Si elle se fondait dans la foule, personne ne se souviendrait l'avoir aperçue. Elle était intelligente, mais pas vraiment belle. Pas spécialement attirante. Ça lui était égal, parce qu'à présent cela ne lui aurait servi à rien ; à quoi bon être belle? Elle ne savait pas à quoi ça pouvait servir. Si l'on était intelligent, on n'avait nullement besoin d'un physique particulièrement avantageux. Et puis elle avait de l'argent. Elle pouvait acheter beaucoup de choses, et ses parents gagnaient assez pour qu'elle vive mieux que la plupart des villageois lambda. Pas bourgeoise, non, mais riche. Assez riche pour avoir pu intégrer une bonne école. Pour l'aider à devenir encore plus intelligente. Oui, pour Allyriane tout tournait autour de l'intellect, et elle se faisait confiance à elle, seulement à elle, rien qu'à elle pour penser. Penser à sa place? Non. Elle n'aurait laissé personne lui dicter sa conduite. Elle devait se débrouiller seule, bien entendu, pour pouvoir avancer sans rencontrer trop d'obstacles. Et surtout, pour pouvoir les surmonter. C'était cela, oui : quand on était beau, la route était lisse, dénuée d'obstacles. Pas besoin de savoir les franchir. Quand on était intelligent mais d'une beauté toute relative, il y en avait deux fois plus. Mais on pouvait passer au travers sans trop de problème. Allyriane n'avait pas de problèmes. Elle n'en avait plus. Elle se souvenait qu'avant, on l'avait fait souffrir. Elle se souvenait qu'avant, elle avait eu envie de mourir, parce que sans doute que si la vie était douloureuse et cruelle, la mort quant-à elle devait être douce et salvatrice. Elle n'était pas morte, cependant. Et quand elle regardait Ambroise Patvakan, devant elle, elle ne pouvait s'empêcher de réfléchir et de se dire qu'il était tout son contraire. Ils n'avaient rien en commun. Ou pas grand chose. Il n'avait pas l'air stupide, mais ce n'était qu'un air et elle n'aurait pu en juger clairement. Il aurait fallu lui poser des questions, et elle était en retard. Elle ne lui en poserait donc pas. Mais les garçons 'comme lui', elle les connaissait. Et elle ne les aimait pas, sans bien pouvoir dire pourquoi. Clairement, elle devait avoir une raison. Elle ne la connaissait simplement pas. La petite jeune fille aux grands yeux vides avait comme une sorte d'appréhension injustifiée envers lui. Peut-être parce qu'il était beau, et peut-être aussi parce que c'était un garçon. Il avait l'air sûr de lui. Il n'avait pas l'air pauvre. S'ils s'étaient connus, avant, peut-être aurait-il été comme les autres et l'aurait-il fait souffrir. Ça n'aurait rien eu d'étonnant, elle ne pouvait pas en vouloir à qui que ce soit pour cette possibilité. S'imposer en écrasant les plus faibles était une méthode comme une autre, et Allyriane savait qu'elle fonctionnait. Elle ne pouvait donc blâmer personne. Elle fixait le garçon aux cheveux blonds, impatiente qu'il daigne lui rendre son collier, tout en se disant que sa propre attitude était assez contradictoire. Elle lui avait donné son collier pour qu'il lui rende. Elle aurait dû penser à la possibilité qu'il le garde. Réparer sa bêtise semblait inévitable, à présent ; être pressée l'avait poussé à ne pas assez considérer cette possibilité, et maintenant elle était en retard. Elle aurait pu le tuer, mais elle ne devait pas se salir. Et elle n'était pas sûre d'avoir le dessus. Et puis elle n'avait pas envie de le tuer tant qu'il tiendrait son collier. C'était compliqué, de tuer quelqu'un, et ce n'était pas l'heure de s'attirer des ennuis.

Ce n'était jamais l'heure de s'en attirer, de toute façon. Il fallait éviter de se créer des problèmes. Les résoudre prenait un temps fou, vraiment..., elle n'avait pas de temps à perdre, elle qui en manquait constamment. Pour un peu il aurait fallu qu'elle ne dorme pas, qu'elle ne mange pas, qu'elle ne fasse rien. Et alors elle aurait eu tout le temps nécessaire. Nécessaire pour quoi, elle ne le savait pas : mais n'ayant encore jamais vraiment eu de 'temps libre', elle ne pouvait pas le savoir. De son point de vue, elle saurait quoi faire une fois qu'elle serait en situation, qu'elle aurait économisé assez de temps pour pouvoir mettre toutes les petites secondes grappillées de ci et de là ensemble et en profiter pleinement. Ce n'était pas ce garçon aux jolis yeux bleus qui allait l'y aider. Il n'avait aucune raison de l'aider, d'un autre côté : il était normal qu'il ne le fasse pas. Mais c'était agaçant. Ça l'énervait, sans qu'elle sache ce que cela signifiait pour autant. Elle savait que cela l'énervait, en tout cas. Son collier était toujours entre les mains d'Ambroise, et il ne lui rendait pas. S'il le lui rendait elle pourrait partir. Mais elle aurait raté l'heure du repas, de toute façon. Maintenant elle devait attendre l'heure d'aller se coucher. Plus tard. L'heure du repas avait été gâchée. Et elle détestait le gâchis..., quelle misère. Quelle misère, franchement. Quelle misère. Elle continuait de fixer le garçon en face d'elle, se demandant succinctement ce qu'il allait faire. La demoiselle aux cheveux bruns lui avait demandé s'il pouvait lui rendre son bijou. Selon toute logique-et selon Allyriane, tout n'était que logique-il devrait répondre, et à partir de là elle pourrait établir une stratégie, décider de quelque à faire pour reprendre son collier et occuper le temps qu'elle avait gâché en trébuchant sur le garçon et en achetant le collier bleu. La jeune fille ne bougea pas quand il se rapprocha d'elle, soudainement, mais fronça doucement les sourcils. Oh, l'espace d'un court instant, presque rien : la seconde d'après elle avait retrouvé cet air neutre et détaché qu'était le sien. Elle pensait, imaginait, analysait ce geste comme étant celui de quelqu'un voulant, à priori, accepter sa requête et accéder à sa demande-en l'occurrence, attacher son collier à son cou. Elle ne bougea donc pas. Il n'avait pas l'air armé, et n'avait pas l'air de vouloir l'agresser d'une quelconque manière que ce soit. De toute façon, s'il avait tenté un quelconque geste violent à son égard, elle aurait su se défendre, et l'aurait fait sans hésiter. L'heure de mourir n'était pas venu, elle ne pouvait donc décemment pas se laisser frapper sans rien faire. Mais là il n'avait pas l'air d'avoir de mauvaises intention. Curieusement, il n'avait pas l'air d'en avoir de bonnes non plus. Mais dans cette ville, tout le monde se fichait de tout le monde. On se regardait passer sans se voir, on s'entendait sans s'écouter. Pourtant on ne s'agressait pas. On ne s'aidait pas non plus. Ici c'était la même chose : il pouvait l'aider sans penser vouloir l'aider, et sans penser vouloir lui faire du mal pour autant. Elle ne bougea pas plus quand il passa ses bras sur ses épaules, ne pouvant malgré tout retenir un léger frisson. Allyriane n'était pas habituée aux contacts physiques, et elle ne les aimait pas. C'était bien plus marqué concernant les garçons. Les filles, ça ne la dérangeait pas. Les garçons, si.

« Non. »

Non. Allyriane fut légèrement perturbée par cette réponse-qu'elle jugeait totalement stupide et illogique pour diverses raisons assez complexes-mais n'eut pas le réflexe de bouger pour autant. Parce qu'il était trop près et que, de fait, elle ne 'pouvait' pas bouger. Si elle bougeait, ils risquaient d'être encore plus près, et c'était inadmissible. C'est sur cette pensée que la distance entre leurs deux visages fut égale à zéro. Elle lâcha son sac à main, qui tomba dans un drôle de bruit au sol. Combien de temps cela dura? Très peu. A peine se fut-il approché qu'il s'était déjà éloigné, la laissant toute à sa réflexion, bien plus perturbée par ce geste que par sa réponse, à présent. Ça n'avait absolument aucun sens, elle ne comprenait pas, n'arrivait pas à rassembler correctement ses pensées et à chercher comment récupérer son collier. Il lui avait répondu qu'il ne comptait pas le lui rendre, elle aurait dû insister ou le lui arracher des mains, à présent : mais non. Impossible. Elle ne parvenait pas à comprendre son geste, n'arrivait pas plus à l'oublier pour passer à autre chose. Comme un détail obsédant et totalement illogique qui l'empêchait de se concentrer correctement.
Ça ne lui était jamais arrivé. Aurait-elle dû le frapper? Sourire? Pleurer? S'énerver? Crier? Ou rien de tout cela? Peut-être n'aurait-elle pas dû s'en préoccuper tout cout. Son collier était plus important qu'un stupide baiser. Elle arqua les sourcils et entrouvrit ses lèvres, sans que ses cordes vocales ne daignent émettre le moindre son. Elle ne savait pas quoi faire. La jeune fille serra son poing droit, se demandant si elle aurait dû le frapper. Parce qu'elle avait envie de le frapper. Il tenait toujours son collier, et elle voulait le récupérer : ce fut la seule chose qui l'empêcha de gifler le jeune homme. Clairement, son esprit venait de lui donner une réponse : il n'avait pas le droit. Il n'aurait pas dû, et elle aurait pu le gifler. Elle aurait dû le gifler. Et elle en avait encore envie, réellement. Sa main la démangeait, et elle tentait de penser à son collier plus fort qu'à ses lèvres, essayait de se concentrer sur l'objet que ce garçon tenait plutôt qu'au garçon en lui-même. S'il le lui rendait, le frapperait-elle? Elle ne le savait pas. Peut-être. Elle en avait terriblement envie, en tout cas. Allyriane porta sa main gauche à ses lèvres, et sans vraiment chercher à comprendre son geste elle tapa du pied par terre, ne sachant comment exprimer ce qu'elle pensait devoir ressentir. Elle ne savait pas si elle aurait dû être 'énervée' ou autre chose. Ça ne lui était jamais arrivé.


«Tu n'as pas le droit! S'exclama-t-elle brutalement de sa petite voix aigüe, désemparée, déstabilisée. Tu ne peux pas, tu n'as pas le droit!»

Elle laissa s'écouler quelques secondes, le dévisageant comme si elle avait espéré pouvoir lire sur son visage quelque chose pouvant l'aider à comprendre son geste. Si elle l'avait frappé, son expression aurait-elle changé? Peut-être. Elle avait envie de le savoir, et serra le poing de plus bel, ramenant son bras gauche contre sa robe bleue claire. Son sac était toujours par terre, près d'elle. Il ne risquait pas de s'enfuir, qu'importe ; il devait déjà être sali, de toute façon. D'accord. Elle le 'détestait'. Il lui restait le temps du repas, il était gâché : elle pouvait l'utiliser. C'était rationnel, comme idée. Elle allait l'utiliser.

«Pourquoi tu as fait ça? Je te déteste. Je veux mon collier.»
{*}

_________________



Defenceless she lies in bed and cries.
Too much pressure from every corner,
The parents can't do nothing
And nobody can stop the game.
The world is stopping and she feels cold.
She's scared to loose control,
She can't stand their stares anymore.

She doesn't talk anymore
Because nobody understands.
Her hope is dying,
Because the winter doesn't go.

She's fed up with the eternal game,
She's fed up of feeling the hate.
She breaks loose - runs away,
Stumbling through snow and ice,
And screams to God " Can You forgive me "?

Nobody hears you - Nobody sees you.
In the snowstorm, your screaming fades away.
In the snowstorm, you fight alone.
Everybody's freezing here - Everybody's losing here.


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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Lun 31 Oct - 17:09

[Wouhou, le démon de l'OOC, le retour! 8D
Ca aussi, ça fait un baille, mais c'est fait. C'était dur de se replonger dans le caractère d'Amby, mais je pense avoir tout saisi~XD.
De toute manière, vous vous en fichez, c'est pas vous qui le faisiez... Tu as pardonner Ambroise, depuis l'année dernière, MPDT? 8D]


Ambroise ne pensait pas avoir fait quelque chose qui lui aurait valu une sentence quelconque.

Non, il ne pensait pas qu’un contact physique lui valait une quelconque reproche, une insulte ou un châtiment. Si l’homme pouvait toucher, c’était une liberté, il en avait les droits. Il avait tous les droits et ce n’était pas une petite demoiselle qui l’empêcherait de les faire valoir. Oui, l’on disait que la liberté de l’un s’arrêtait là où débutait l’autre, mais Ambroise ne pensait pas avoir buté sur la liberté de la demoiselle. Elle aurait pu l’éviter. En revanche, si elle avait la liberté de le frapper, c’était autre chose. Frapper était un acte violent et peu digne d’une jeune femme, peu importe son statut social – ici peu élevé, il allait de soi. Le fait de ne pas venir d’une famille de classe plutôt prestigieuse de l’exemptait pas de politesse, et elle en manquait cruellement, ainsi que de manières. Ses parents avaient fait un travail horrible et des erreurs notables dans son éducation, le jeune Antarr en était certain. Lui était un exemple admirable de politesse – lorsque l’on ne l’énervait pas- et il ne pensait pas possible de vivre tranquillement sans en avoir les bases. Si l’on heurtait quelqu’un, et à plus juste titre une personne d’un rang plus élevé que le sien, l’on devait s’excuser, car c’était de sa faute. Si il avait heurté un noble, lui se serait excusé au moins – que ce soit par intérêt ou par politesse, les deux se ressemblaient étrangement pour lui. Comme Allyriane – puisqu’il avait tout de même retenu son nom, on ne savait jamais- n’avait pas fait preuve de politesse, il ne voyait pas pourquoi il en ferait lui aussi. De ce fait, il avait totalement abandonné les principes de politesse et tout autre principe qui permettaient aux êtres vivants intelligents qu’étaient les organismes humains de communiquer sans se jeter l’un sur l’autre. Lui avait ce droit, elle n’avait pas le droit de protester contre ceci. Et puis, il était un gentleman, il avait un minimum de retenu, et il n’avait rien d’intéressant à trouver chez cette demoiselle, si ce n’était qu’un ‘amusement’, et encore, ce n’était que léger. Elle n’était pas drôle, non, elle était juste stupide. Ambroise n’aimait pas les gens stupides, ils lui donnaient mal de tête et en plus, ce n’était pas le moins du monde intéressant de leur adresser la parole. Si encore ils étaient riches… Là, la conversation prenait tout son sens, car ils pouvaient toujours avoir leur utilité, une fois bien roulés dans la farine.

Mais là, non, le seul intérêt qu’il avait était de lui donner une leçon sans pour autant le dire à haute voix, et il verra bien si elle est réellement stupide, si elle jouait bien la comédie ou si elle était actuellement un minimum intelligente. Pour l’instant, elle était stupide et elle ne bougerait pas de ce statut disgracieux tant qu’elle ne lui aurait pas prouvé le contraire.

Cette action qu’il avait faite l’avait comme salit, mais ce n’était plus vraiment important maintenant. Tout ce que son cerveau enregistrait était la réaction de la demoiselle, et cela valait beaucoup d’argent. Si c’était à refaire, rien que pour revoir ce spectacle, il le referait. Même si elle n’était pas intelligente, ses réactions étaient plutôt distrayantes et Ambroise n’avait jamais pensé que le langage corporel pouvait être aussi intéressant. C’était une bonne expérience en sommes, et il jubilait de sa victoire, car si son but était de la déstabilisée, il était atteint. Maintenant, il était certain qu’elle n’allait pas oublier la leçon. Elle avait laissé tomber son sac au sol et le regardait avec des grand yeux de biche effarés. Elle semblait réfléchir, sans vraiment savoir comment faire et son visage se tordait légèrement, l’un de ses sourcils s’arqua et sa bouche s’ouvrit pour se refermer. Oui, Ambroise ne pouvait qu’être fier de sa réussite aujourd’hui. Il ne doutait pas qu’elle réfléchissait à ce qu’elle devait faire, parce que ce n’était pas quelque chose de commun, les gens ne s’embrassaient pas sur la bouche juste parce que c’était amusant – ou si, pour certains, mais ce n’était visiblement pas le cas pour la jeune demoiselle, et à l’origine, il n’avait pas fait cela pour son amusement personnel. Quoi qu’il en soit, c’était certain à présent que c’était la première fois que cela lui arrivait, et à lui aussi. Mais il s’en fichait, ce qui l’intéressait était sa réaction, et il n’était pas deçu.

Ce qui était une simple méthode de déstabilisation était devenu une expérience intéressante et enrichissante. Ambroise remarqua de son regard ciel qu’elle serrait son poing droit et cela le fit légèrement cillé. Voulait-elle le frapper ? Il ne la laisserait pas faire. Elle eut une autre action intéressante, celle de lever son autre main aux lèvres, et cela l’en aurait presque fait sourire, mais il garda son air impassible, ce qui ne signifiait pas qu’il n’était pas satisfait de l’émoi qu’avait provoqué son geste chez elle.

«Tu n'as pas le droit! Tu ne peux pas, tu n'as pas le droit!»

Oh, que c’était là une bien désagréable voix, et pourtant le son de celle-ci sonnait merveilleusement à son oreille. Son intonation lui disait qu’il avait parfaitement rempli sa mission et que le but de la déstabilisé était remplie. Quant aux paroles, elles étaient juste désespérées. Mais si, il avait le droit, il l’avait fait et il ne retournerait pas en arrière s’il le pouvait. Elle était maintenant amusante, c’était beaucoup mieux que les poupées de sa sœur sans réactions, pour sûr. Cette demoiselle était un intéressant cobaye, oui, il ne devait pas la perdre de vue pour l’instant. Et puis, elle devrait s’estimée heureuse d’avoir pu être aussi proche d’une personne comme lui, non pas se plaindre. Il avait le droit puisqu’elle ne l’avait pas respecté, c’était ainsi.
Son regard azuré suivit le mouvement sa main gauche alors qu’elle rabattait son bras et son poing en dessous de sa poitrine. Il cilla de nouveau, très légèrement, mais retourna rapidement son regard sur le visage fermé et pourtant si ouvert de la jeune fille lorsqu’elle parla de nouveau, de sa voix qui se voulait plus ferme et sûre, mais Ambroise pouvait toujours entendre l’intonation perdue dans celle-ci.

«Pourquoi tu as fait ça? Je te déteste. Je veux mon collier.»

Cette fois ci, il se contenta de secouer sa tête lentement de droite à gauche en signe de négation sans la quitter du regard – au cas où elle déciderait de lui sauter dessus, on ne savait jamais. Non, il n’était pas d’accord, il ne pouvait pas la laisser partir, pas maintenant qu’il la trouvait intéressante. C’était hors de question. Il garda son visage impassible et cligna soigneusement des yeux avant de retourner son regard un instant au collier, le tournant tout aussi précautionneusement entre ses longs doigts d’aristocrate.
Pourquoi le vouloir avec autant de ferveur ? Ce n’était qu’un collier en pierre peu cher, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant. Chez lui, il en avait tellement de plus beaux qu’il trouvait cela dérisoire qu’elle s’attache à un collier aussi banal. Oh, mais après tout, elle n’était pas bien riche, ce n’était qu’une villageoise, il en aurait presque oublié ce détail subtile qui provoquait toute sa rage de bourgeois. Il n’y avait pas tant de différences, n’est-ce pas ? Juste un titre, une question d’argent… Mais c’était important, très important.
Il releva son regard vers la demoiselle et parla, d’une voix monotone, mais pourtant autoritaire sur les bords.

« J’ai le droit, je l’ai, tout simplement, alors je fais. Tu ne peux pas me l’interdire. Non »

Non, elle ne pouvait pas le lui interdire, il en avait décidé ainsi et sa parole était irrévocable. Il recommença le même geste de négation de peu auparavant, retournant de nouveau de collier entre ses doigts, s’habituant au toucher de ce nouvel outil de ‘torture’ pour la jeune fille. Elle ne partirait visiblement pas sans, et cela l’arrangeait. Il répéta son dernier mot, de manière ferme et à la fois fantomatique, comme sa voix était toujours basse. Il n’avait pas besoin d’hausser la voix, c’était parfait ainsi.

« Non. »

Il ne laisserait pas le petit chat de gouttière partit maintenant qu’il avait trouvé un intérêt à ce dit chat. Non.
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Allyriane Kaylee
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Jeu 15 Déc - 16:35

{PFFFFT j'ai du mal en ce moment, ahem. Bref. J'ai pas le démon de l'OOC, moi, j'ai le démon du..., de poster en général. Je sais pas trop.XDD

Et j'ai pas pardonné Amby, noooooooon. Non non non. Il a quasiment violé ma petite Ali', il est horriiiiiiible... Je l'aime bien, franchement, mais je vais devoir le tuer quand même. Je vais le rôtir et le manger tout cuit, ahahah.8D}


Ses ongles s'enfoncèrent douloureusement dans sa paume, à travers le tissu de ses gants, mais elle ne grimaça pas. Non non non. Non. Il n'avait pas le droit, elle en était certaine. Plus elle y pensait et plus elle en était persuadée, convaincue. Il n'avait pas le droit. Il n'aurait pas dû faire ça. Ça ne lui était encore jamais arrivé, elle n'avait jamais été confrontée à ce genre de situation : pourtant, quelque chose lui disait qu'il avait eu tort d'agir de cette façon. Son geste avait réveillé en elle comme une impression de déjà-vu, une sensation nouvelle et pourtant familière qui mettait ses sens en éveil. Ce n'était pas agréable, ça ne faisait aucun doute. Pas le geste en lui-même, non – elle n'aurait pu poser de jugement dessus, et surtout pas après aussi peu de temps – mais ce qu'il impliquait, d'une manière ou d'une autre. Elle n'aurait su dire pourquoi, mais elle se sentait incroyablement mal, à présent. Un curieux malaise l'avait envahi, obligeant ses sourcils à rester arqués, ses lèvres à rester serrées fermement l'une contre l'autre. Aurait-elle dû pleurer? Il lui semblait, oui. Pourtant, aucune larme ne réussit à atteindre ses iris bruns, aucune goutte salée ne coula le long de son visage. Elle aurait dû, peut-être. Mais elle n'y parvenait pas. Cette sensation de mal-être alla en s'accentuant quand elle reposa ses yeux bruns sur le jeune homme ; et, un instant, elle songea à reprendre son sac, abandonner son collier et repartir à grandes enjambées dans l'autre sens, s'éloigner le plus vite possible de ce garçon et de cette ruelle, ne plus jamais y remettre les pieds. Mais elle aurait encore besoin de passer par là, avait besoin de son collier et n'avait pas le temps de trouver un autre itinéraire pour toutes les prochaines fois. Alors elle ne bougea pas. Elle resta là, bien en place, bien droite, le poing serré, les lèvres fermées et le regard perdu. Et lui, qu'est-ce qu'il faisait, maintenant? Il n'avait pas le droit. Aurait-il dû s'excuser? Quelque chose lui disait qu'il ne le ferait pas. Une impression, une déduction, un pressentiment, peu importe. Il ne le ferait pas. Personne ne le faisait jamais, jamais. Personne ne l'avait jamais fait, et ce n'était pas prêt de changer. Il ne s'excuserait pas. Il n'avait peut-être même pas à s'excuser, finalement. Non, si? Si? Ses pensées et questions tournaient dans sa tête sanas trouver de réponses satisfaisantes, rendant les choses un peu plus confuses à chaque fois qu'elle cherchait à y mettre de l'ordre. Si penser me donne mal à la tête, je devrais peut-être arrêter de le faire. Peut-être.


Ambroise Patvakan secoua sa tête de gauche à droite, et Allyriane réussit à retirer de son visage cet air perdu et désemparé. Ses sourcils, jusque là arqués, se froncèrent très légèrement. Pourtant, quoi qu'elle fasse, cet étrange malaise qui s'était installé en elle refusait de la quitter. Elle le sentait compresser sa poitrine, l'empêcher de déglutir correctement. Elle ne voulait pas être ici, et malgré tout elle ne bougeait pas. Ces contradictions n'arrangeaient rien et au moment où il baissait les yeux pour regarder le collier, ses sourcils s'étaient à nouveau arqué en une mimique soucieuse. Et s'il ne le lui rendait pas? Et s'il refusait? S'il partait avec? Elle en avait besoin pour partir, elle en avait vraiment besoin. Il lui avait fait perdre du temps, certes ; mais si elle ne le récupérait pas, elle aurait attendu pour rien. Elle n'aurait plus rien à blâmer, si ce n'était elle-même. Et ça c'était hors de question. Elle avait trébuché parce que ce garçon n'avait rien à faire là : ce n'était pas de sa faute, pas du tout. C'était la sienne. A cette idée, son poing se serra un peu plus encore. Pourquoi ne pouvait-il pas rester à sa place, se taire et ne pas bouger? Tout aurait été tellement plus simple, alors. Ils seraient passés l'un à côté de l'autre, elle ne l'aurait pas même remarqué. Il n'aurait rien dit, rien fait, elle n'aurait rien perdu et tout aurait été normal, pas une seconde n'aurait été gaspillée.

Pourquoi tout était allé de travers, alors? Pourquoi?

« J’ai le droit, je l’ai, tout simplement, alors je fais. Tu ne peux pas me l’interdire. Non »

De nouveau, il fit non de la tête. Non, non, non. Non. Il n'avait pas le droit, non. Pouvait-elle le lu_i interdire? Elle ne savait même pas pourquoi il n'avait pas le droit de faire une chose pareille, justement. Il n'avait pas le droit, c'était tout et c'était suffisant. Pourquoi ne pouvait-il pas s'en contenter? C'était une vérité absolue, indémontrable. Il n'avait pas le droit. Elle ne voulait pas lui en laisser le droit. L'approcher, l'effleurer – et pire, la toucher. Il n'en avait pas le droit. Pensait-il qu'elle n'avait pas le droit de le frapper? S'il avait le droit de la toucher sans son accord, alors elle prendrait le droit de faire de même. Elle pourrait toujours détendre ses doigts, lever sa main et l'abattre sur sa joue. Ou les garder serrés et abattre son poing sur sa poitrine. Que devait-elle faire? Indécise, elle pinça les lèvres. Il ne déciderait pas pour elle : il ne changerait pas les règles. S'il ne les respectait pas, elle le lui ferait regretter. Il semblait à la petite brune que son cœur était toujours compressé dans un étau, battant à tout rompre pour maintenir un rythme convenable malgré tout. Et son sac, par terre.

« Non. »

Allyriane baissa les yeux, les ferma l'espace d'une seconde. Si. Il avait tort ; elle avait donc raison. Il disait non ; elle dirait donc oui. Il n'avait pas le droit. Elle en était à ce point convaincue que, quoi qu'il dise et peu importe le ton utilisé, elle n'en démordrait pas. Parce que ce qu'elle ressentait en ce moment, confusément, n'était absolument pas agréable. Il se moquait d'elle. Pourquoi n'arrêtait-il pas de dire 'non', sans arrêt, sans raison? Cette question s'ajouta aux autres dans l'esprit de la petite Antarr, ne faisant que rendre ses pensées un peu plus confuses encore.

Elle releva doucement la tête vers son interlocuteur, d'un air oscillant entre l'agacement et la confusion.

« Si, répondit-elle d'une voix malgré hésitante. Tu n'as pas le droit, c'est tout. Tu n'avais pas le droit, je te déteste. »

Elle insista sur le dernier mot, sans bien en comprendre la portée pour autant. C'était plus une formulation pour marquer son mécontentement qu'autre chose, mais cela lui convenait ainsi. Elle le détestait. Ses doigts se déplièrent, doucement, et au prix de nombreux efforts elle réussit à détendre les muscles de son bras. Elle ne le frapperait pas : du moins, pas pour l'instant. Elle ne voulait pas avoir d'ennuis et perdre encore plus de temps.

« Pourquoi tu ne veux pas me le rendre? Je n'ai rien fait, fit-elle remarquer en posant les yeux autour d'elle, partout sauf sur le blond. Je n'ai rien fait du tout. Qu'est-ce que tu veux? »

_________________



Defenceless she lies in bed and cries.
Too much pressure from every corner,
The parents can't do nothing
And nobody can stop the game.
The world is stopping and she feels cold.
She's scared to loose control,
She can't stand their stares anymore.

She doesn't talk anymore
Because nobody understands.
Her hope is dying,
Because the winter doesn't go.

She's fed up with the eternal game,
She's fed up of feeling the hate.
She breaks loose - runs away,
Stumbling through snow and ice,
And screams to God " Can You forgive me "?

Nobody hears you - Nobody sees you.
In the snowstorm, your screaming fades away.
In the snowstorm, you fight alone.
Everybody's freezing here - Everybody's losing here.


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Ambroise Patvakan
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Dim 18 Mar - 14:30

[AWH. AMBROISE. Je vais le tuer moi-même. C'est trop dur avec lui.Y___Y
J'ai mit nawak, le résultat est là, mais bon. Un bon gros bâtard comme j'en ai pas souvent, juste avec Elise. Je sais pas si il est comestible, hein...XD
Aller, courage! DONE. XD]



Ambroise la trouvait intéressante.

Elle était intéressante, juste pas… socialement parlant, disons. Elle n’avait pas d’argent, mais le simple fait qu’elle vivait était intéressant en soit. Elle vivait alors elle était plus intéressante qu’une poupée déjà, ce n’était pas mal. Mais tous ceux qui vivent ne sont pas pour autant des personnes intéressantes, et cela, Ambroise ne le savait que trop bien. Le riche villageois blond avait rencontré de nombreuses personnes avec qui s’amuser était plus une torture pour lui que pour l’autre tellement cette personne était ennuyeuse. Non, non, elle, elle était intéressante, ses réactions étaient amusantes, il pouvait avoir un peu distraction avant de rentrer chez lui, mais vite, avant que le soleil ne tombe. Cela l’inquiétait, un peu, voir beaucoup que la nuit tombe avant qu’il ne puisse atteindre sa maison. Il serait dans le noir, le noir complet, et il n’aimait pas ça. Ambroise n’était pas quelqu’un qui avait beaucoup de faiblesses, mais rien que sa maladie lui en donnait assez pour rendre sa vie impossible. Quelle idée de lui transmettre ce genre de choses… ne pas voir dans le noir, et puis quoi encore ? Ne pas pouvoir regarder un ciel trop bleu ? Non, franchement, c’était absolument ridicule comme maladie, mais il imaginait qu’il ne fallait pas qu’il soit trop ‘parfait’, pour l’équilibre de ce monde. Sa sœur était en pleine santé, mais quelle idiote elle faisait… Elle se rapprochait plus de ses poupées que de lui, définitivement. Elle bougeait beaucoup, certes, alors c’était une marionnette. Mais elle ne faisait pas non plus ce qu’on lui demandait, alors c’était un mystère. Elle avait un cœur qui battait, mais pas de cerveau adapté. Elle bougeait, riait, jouait, mais elle ne savait pas réfléchir correctement. Elle faisait comme bon lui semblait, parce qu’il était évident qu’elle ne savait faire que cela.

Mais c’était sa sœur, la sienne, alors il pouvait l’accepter, quelque part. En réalité, il n’avait pas vraiment le choix également. Les deux jumeaux se ressemblaient tellement qu’il serait impossible de nier leur appartenance à la même famille, ce ne serait également pas venu à l’idée d’Ambroise, qui ne nierait jamais son appartenance à la famille Patvakan. Pas que se famille était une famille importante, pas vraiment, mais il était tout de même fier de celle-ci, et ne voyait pas l’intérêt qu’il pourrait y avoir à renier sa famille. C’était lui, qui la ferait encore plus briller, il ferait en sorte, et il le faisait déjà, d’élever le titre de sa famille. Les Patvakan étaient des bourgeois, mais Ambroise savait qu’il était simple d’enrichir encore plus la famille. Il y arriverait forcément, il était assez intelligent pour cela. L’argent, l’argent… Ambroise n’avait jamais eu que ce mot-là à la bouche. Cela avait souvent beaucoup surpris les gens, que le fils Patvakan aimait plus l’argent, qu’il avait pourtant déjà en masse, que les parents. D’ailleurs, il aimait également certainement plus l’argent qu’il n’aimait ses parents.
Mais voilà, le blond de seulement quinze ans était un garçon incroyablement possessif. Ce qui est à lui est à lui, et il considère un nom de famille comme une appartenance, alors oui, sa famille est sienne, et seulement sienne, on ne peut y toucher sans son autorisation, il est le dirigeant chez lui, malgré le fait que ce devrait être le patriarche, autrement dit, son père. Mais non, non, son père ne ferait rien de bien, plus maintenant, il ne faisait que figure, comme sa mère, sa jolie mère, tout comme sa sœur. Jolie, jolie mais stupide. Deux jolies poupées blondes aux yeux bleus, sans rien, rien derrière. Heureusement qu’il était là, lui.

Ambroise ne savait pas vraiment si la demoiselle aux cheveux châtains était une poupée aussi. Pour l’instant, c’était un chat, un misérable chat de gouttière dont personne ne voudrait peu importe quoi, alors elle était chanceuse d’avoir eu son attention, juste un instant, malgré le fait qu’elle soit si peu importante. Malheureusement, elle avait eu son attention pour une mauvaise chose alors il avait dû sévir. C’était son droit, oui, il avait ce droit, un chat ne devrait pas parler et protester. Elle ne pouvait pas le griffer non plus, ce serait pire.


« Si. Tu n'as pas le droit, c'est tout. Tu n'avais pas le droit, je te déteste. »

Le chat brun avait relevé la tête en parlant, en disant ce genre de mots futiles. Elle le détestait ? Grand bien lui fasse. Ce mot avait juste un écho désagréable pour Ambroise, mais rien qui ne le blessait, rien ne le blesserait plus. Elle non plus, elle ne devait pas comprendre la portée de ses mots, pas vraiment. Elle ne pourrait pas le détester, d’une manière ou d’une autre, de la même façon qu’il ne pouvait rien éprouver envers elle, rien qu’une trace d’intérêt, voire de pitié. Elle faisait pitié à voir, à essayer de le convaincre de quelque chose dont il ne démordrait jamais. Il secoua la tête de nouveau, lentement, la regardant toujours.

« Pourquoi tu ne veux pas me le rendre? Je n'ai rien fait. Je n'ai rien fait du tout. Qu'est-ce que tu veux? »

Les yeux bleus profonds du blond se figèrent de nouveau dans les yeux bruns de la fille, qui posait son regard évidement partout autre part quand dans le sien. Sur le coup, Ambroise en avait presque envie de rire. Qu’avait-elle fait ? Que voulait-il ? La situation était tellement ridicule pour lui qu’il voulait rire, oui. Chat ou poupée, elle était vraiment peu fûtée, et très, très mal élevée pour ne pas remarquer ce qu’elle avait fait, ou plutôt, pas fait. Elle était ridicule. Son nom ? Quel était son nom ? Il ne s’en souvenait plus. Quelque chose en A. Le reste, n’était pas important, sûrement. Le nom d’un chat est peu important, surtout si c’est un chat sauvage. Les chats sauvages sont imprévisibles, c’est ainsi qu’ils se rendent intéressant aux yeux du bourgeois. Les chats en général sont des créatures intéressantes, alors Ambroise s’y intéressait, en garçon intelligent.
Il claqua de la langue sèchement en signe de désapprobation. Il pensa à faire un pas en avant, voyant que sa main s’était détendue de nouveau, puis se désista, raisonnant qu’elle était toujours imprévisible.


« Tu devrais réfléchir. Tu devrais comprendre ce que je veux, je ne devrais pas te le dire. »

Il croisa les bras sur son torse, serrant bien le bijou dans sa main pâle, un sourire en coin apparaissant rapidement sur son visage pour disparaître tout aussi vite. Elle devrait comprendre d’elle-même. Ce n’était pas son problème. Si cela durait trop longtemps, il devrait rentrer. Il aviserait de ce qu’il ferait avec son bijou à ce moment.
Il voulut lui donner plus d’indication sur le mal qu’elle avait fait, mais se ravisa, pensant que la laisser dans le noir réfléchir un peu plus serait une bénédiction pour elle. Réfléchir, cela ne lui ferait pas de mal. Peut-être était-elle récupérable ? Ambroise verra bien.

Il jeta un coup d’œil furtif au ciel, retenant une grimace. Elle devait réfléchir vite, vite.
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Allyriane Kaylee
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MessageSujet: Re: Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]   Sam 21 Avr - 17:07

{ Oh yeah. Tue le et je m'occuperais d'enterrer son cadavre... farao }


Je n'ai rien fait de mal. Cette affirmation ne sonnait pas faux, elle sonnait même terriblement juste. Elle avait des allures de vérité, sonnait comme une vérité, lui donnait le même sentiment de tranquillité qu'une vérité. Elle n'avait rien fait et donc il ne pouvait lui en vouloir, ne pouvait lui faire du mal. Point. Il ne pouvait pas la contredire non plus : on ne contredit pas une vérité sans être un menteur. Peut-être était-il un menteur, remarque. Oui, non, un peu, peut-être ? Les mots ne cessaient de tourner dans sa tête, de la troubler, de la mettre un peu plus mal à l'aise à chaque nouvelle seconde qui s'écoulait. Allyriane ne les entendait presque plus, ces jolies aiguilles qui d'habitude tapaient la mesure dans ses oreilles aussi clairement qu'un cheval au galop. Elles n'étaient plus qu'un désagréable bruit de fond, qu'une nuisance dont elle aurait aimé se débarasser le plus vite possible. Ça ne lui était encore jamais arrivé ; la situation aussi était inédite, cela dit. Ce devait être pour ça. Quand elle serait sortie de cette rue, qu'elle se serait éloignée de ce garçon, tout reviendrait dans l'ordre. Le temps se remettrait à s'écouler normalement, cette sensation d'étouffement qui compressait sa poitrine disparaîtrait pour de bon. S'il avait crée ce malaise, il pouvait le détruire. C'était logique. On ne peut plus logique. Celui qui faisait avait plus que quiconque le pouvoir de défaire : elle en était convaincue. Ses yeux pourtant refusaient toujours tout contact avec ceux du blond, sans qu'elle cherche à en comprendre la raison. C'était affolant – tout ça, tout était effrayant. Elle voulait vraiment s'en aller, mais pas avant d'avoir compris. Comprendre, elle devait comprendre. Ses souvenirs refusaient de lui revenir correctement en mémoire, et seuls eux pourraient l'aider à comprendre la raison de cette douleur dans sa poitrine. De cette sensation de déjà-vu. Pourquoi, qu'avait-il fait de si grave ? Pourquoi refusait-il de lui rendre son collier ?

Pourquoi ne lui expliquait-il pas ?

Il secouait la tête de gauche à droite, encore, toujours. N'en avait-il pas marre à la longue de dire non ? Ce n'était pas une réponse valable. Pas toujours, pas tout le temps. Parfois il fallait dire oui, parfois ni l'un ni l'autre ne convenait. Parfois on doit s'excuser et parfois on doit laisser les autres tranquilles. Elle ne lui avait rien fait, il aurait dû la laisser tranquille, s'excuser. Il aurait dû lui rendre son collier. Lèvres serrées et sourcils arqués, la petite brune avait à présent l'air plus perdue qu'agacée. Elle ne savait plus quoi faire. Littéralement. Elle voulait son collier mais il ne le lui rendait pas. Elle voulait s'en aller mais ses jambes ne bougeaient pas. Elle voulait respirer mais sa poitrine, compressée, lui donnait l'impression de s'étouffer. Rien n'allait comme prévu. Et le claquement de langue du garçon, loin de la rassurer, ne fit que l'ennuyer un peu plus. En demandait-elle trop ? Avait-il réellement le droit de faire ça ? C'était lui, qui l'avait fait tomber. C'était elle qui avait mal et lui, il se moquait d'elle et gardait ses affaires. Elle avait juste demandé son aide. Rien de plus. Tout ce qu'elle désirait était de suivre le cours de sa journée sans détours ni pertes de temps, sans raccourcis non plus.

Qu'avait-elle fait de mal ? Elle aurait aimé comprendre. Elle avait besoin de comprendre.


« Tu devrais réfléchir. Tu devrais comprendre ce que je veux, je ne devrais pas te le dire. »

Les yeux d'Allyriane s’agrandirent légèrement à l'entente de ces quelques mots. Elle devrait réfléchir, comprendre ? Mais elle essayait déjà ! Ses sourcils s'arquèrent de nouveau et si ses yeux n'avaient pas été aussi secs, elle aurait juré qu'elle allait se mettre à pleurer. Elle ne savait pas pourquoi elle aurait pleuré. Elle ne savait pas non plus pourquoi elle ne le faisait pas. Mais le sentiment oppressant qui écrasait sa poitrine ne disparaissait pas, loin de là, et ce malaise commençait à réellement devenir insupportable. C'était exactement comme une douleur fantôme, atroce mais sans origine véritable. Elle avait mal mais rien ne clochait en elle, c'était une certitude. Tout allait bien dans son corps, son cœur battait normalement, elle inspirait et expirait suffisamment d'air. Le malaise ne se dissipait pourtant pas. Ses certitudes ne l'aideraient pas, cette fois. Elle allait devoir se débrouiller toute seule. Cette journée devait être faite comme ça.
Bien. Elle se débrouillerait toute seule.
Elle jeta un rapide coup d’œil à son sac, toujours au sol, et prit la décision de ne pas le ramasser tout de suite. Il était plus en sécurité par terre, était déjà sali ; elle le récupérerait avant de partir. Ses doigts se serrèrent sur le tissu de sa robe bleu pâle, bras tendus. Elle devait se débrouiller par elle-même ; elle devait comprendre ce qu'il voulait par elle-même. Mais la jeune fille manquait d'informations, et le trop grand nombre de possibilités qui lui vinrent en tête n'aidèrent pas. Problème impossible à résoudre, disait son cerveau ; pars très vite d'ici, disait son cœur. A supposer que des organes puissent parler – ce qui n'était pas le cas, mais elle acceptait les métaphores pour l'instinct et la raison.
Ce garçon n'était pas satisfait. Elle avait fait quelque chose de mal. Restait à savoir quoi et elle pourrait récupérer son collier, son sac et s'en aller. Tout irait pour le mieux.

Allyriane, plus sûre d'elle, détendit ses doigts. Leva la tête pour pouvoir observer le visage de son interlocuteur. Fit un petit pas en avant, sourcils froncés.


« Je réfléchis, répondit-elle simplement. Je ne peux pas savoir si tu ne me dis pas. C'est trop vague, il y a pleins de réponses possibles. »

Beaucoup, beaucoup trop. Elle continua de le fixer, insistante. Récupérer son collier et partir, oui, mais elle devait aussi comprendre. Elle tenait à savoir ce que ce garçon lui rappelait. C'était désagréable, c'était douloureux – mais pas moyen de mettre le doigt dessus. C'était il y a longtemps, mais... C'était quoi, au juste ?

« Explique moi. Je ne partirais pas, sinon. »

Elle avait besoin de comprendre. Allyriane ne savait plus très bien si elle voulait qu'il lui explique ce qu'elle lui avait fait de mal ou ce qu'il lui rappelait, mais peu importe. Elle voulait juste que le malaise et le bourdonnement dans ses oreilles cesse.

« Et toi non plus. Alors explique moi. J'ai fait quelque chose de mal ? Ou tu es juste cruel. Les deux ? »

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Defenceless she lies in bed and cries.
Too much pressure from every corner,
The parents can't do nothing
And nobody can stop the game.
The world is stopping and she feels cold.
She's scared to loose control,
She can't stand their stares anymore.

She doesn't talk anymore
Because nobody understands.
Her hope is dying,
Because the winter doesn't go.

She's fed up with the eternal game,
She's fed up of feeling the hate.
She breaks loose - runs away,
Stumbling through snow and ice,
And screams to God " Can You forgive me "?

Nobody hears you - Nobody sees you.
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Avant la nuit... [PV... A l'escargot du 20 ème étage? xD]

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